500 jours d'angoisse pour les otages français en Afghanistan Actua
500 jours d'angoisse pour les otages français en Afghanistan
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500 jours d'angoisse pour les otages français en Afghanistan

500 jours que les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont détenus en Afghanistan.  500 jours d'angoisse pour eux et leurs familles.  La Maison de la Radio à Paris leur rend hommage.  

500 jours que les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont détenus en Afghanistan.

Après la Maison de la Presse de Montpellier ou la mairie de Marseille, c'est au tour de la Maison de la radio de Paris de leur rendre hommage : une immense bâche à leur effigie a été appendue au bâtiment rond qui abrite la radio nationale française.  Et des manifestations de soutien sont prévues un peu partout en France.

Enlevés pendant un tournage en Afghanistan

C'est lors d'un tournage en Afghanistan pour l'émission "Pièces à conviction" qu'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes à France 3 ont été enlevés par des Talibans.  C'était le 30 décembre 2009. 

Ils préparaient un reportage dans la province de Kapisa, à 60 km de Kaboul, avec leurs trois accompagnateurs afghans, qui ont également été enlevés par les militants islamistes.

Trois semaines plus tard, une première vidéo parvenait aux autorités françaises.  Après trois semaines, ils déclarent : "nous voudrions surtout que les négociations avancent le plus vite possible. En effet, cela fait maintenant trois semaines que nous sommes détenus par ce groupe de Talibans et nous voyons le temps passer, et le temps est très long..."

Le président français, de son côté, estime qu'ils ont "commis une imprudence vraiment coupable" déclenchant la colère d'une profession avec laquelle il a des relations déjà difficiles.

Une autre vidéo, le 11 avril 2010, les montrant très amaigris, suppliant le président française de répondre à toutes les exigences des Talibans.    Et puis, plus rien...  Malgré les assurances du gouvernement français qu'ils sont toujours en vie, cela fait aujourd'hui  500 jours que les deux journalistes sont détenus.  Voici la chronologie des événement selon France Info.

500 jours d'angoisse et de contradictions

30 décembre 2009 : les deux journalistes sont enlevés.

3 janvier 2010 : les Talibans nient toute implication dans l'enlèvement.

11 avril : deuxième vidéo (voir ci-dessous)  montrant les otages affaiblis et suppliant le président de la république d'intervenir et de rencontrer "toutes les revendications des Talibans".  Ils demandent que la vidéo soit retransmise à la télévision française : "sinon, nous serons bientôt  exécutés.  Nous demandons au président français et à ma chaîne de télévision de tout faire pour respecter leurs exigences, sous peine de mort dans un délai très court".

12 avril : les autorités françaises dévoilent l'identité des journalistes, jusque-là tenue secrète.

27 juillet : le premier ministre affirme qu'il a des assurances que les otages sont toujours en vie.

25 octobre : un concert organisé au Zénith de Paris vient marquer les 300 jours de détention de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. 

22 novembre : les familles des deux otages sont reçues à l’Elysée. Nicolas Sarkozy se montre "plutôt confiant" affirme Thierry Taponier, frère de l’un des deux otages.

20 décembre : une nouvelle vidéo des otages aurait été envoyée aux autorités françaises. 

24 janvier 2011 : Nicolas Sarkozy rend hommage aux otages à travers le monde. Le président déclare : "ils sont en vie et moins j’en dirai mieux ça sera ".

24 mars : selon Alain Juppé, nouveau ministre des affaires étrangères, "Paris a repris les discussions avec les ravisseurs".

3 mai : à l’occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse, la Commission européenne réclame la libération immédiate de Ghesquière et Taponier.

13 mai : 500 jours que les otages sont détenus par les Talibans.

Aujourd'hui, les militants du comité de soutien se disent très inquiêts.  Richard Coffin, un des porte-parole du comité  rappelle, lui qu il s'agit de "la plus longue prise d’otage de journalistes depuis les enlèvements au Liban dans les années 80".  

Malgré les affirmations des autorités françaises, rien n'indique vraiment que les otages sont en vie.  Cela fait deux fois déjà qu'on affirme qu'ils "seront là pour Noël."  

Un Noël sur lequel le silence des autorités pèse vraiment trop lourd.  (MB).

 

http://www.youtube.com/watch?v=2nXj8OVAmak

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