Affaire Richard Fournaux : une troisième lettre contre la juge Actua
Affaire Richard Fournaux : une troisième lettre contre la juge
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Affaire Richard Fournaux : une troisième lettre contre la juge

Nouveau rebondissement dans l'affaire du Casino : une troisième lettre met en doute l'impartialité de la juge Christine Julien.  Elle émane d'un bourgmestre proche de Richard Fournaux qui tente de donner une coloration politique au procès : la juge serait en effet socialiste.  Le point sur une affaire qui dure depuis 1995.

Le procès Richard Fournaux aurait de quoi fournir la substance d'une des ces interminables séries américaines : depuis 1995, date à laquelle le bouillant politicien CDH est devenu bourgmestre de Dinant, les événements se succèdent.

Cette fois, c'est une troisième lettre qui remet en cause l'indépendance de la juge Christine Julien.  La lettre émane d'un proche de Richard Fournaux :  Claude Wallendorf, bourgmestre de la ville de Givet, voisine de Dinant.

Wallendorf y souligne les convictions socialistes de la juge Christine Julien.   "Lors d'une réception organisée à l'occasion des fêtes de Wallonie, où était présent le maire de Givet, Claude Wallendorf, Christine Julien a tenu des propos peu flatteurs à mon égard. Elle était présente à cette réception en compagnie d'Eliane Tillieux, ministre wallonne de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des Chances, et s'est déclarée ouvertement d'obédience socialiste" déclarait Richard Fournaux à l'agence Belga ce samedi.

Cette lettre est la troisième qui, un an après les faits, s'attaque à l'impartialité de la juge en charge du dossier "Casino de Dinant".  Une rafale de courrier qui ressemble fort à une tentative de déstabilisation.

Le Casino de Dinant : un monstre du Loch Ness judiciaire

L'affaire a commencé avec l'arrivée comme bourgmestre de Dinant de Richard Fournaux, récent élu CDH.  Le casino de Dinant n'était pas suffisamment rentable.  L'ouverture d'un deuxième établissement de jeu paraissait donc souhaitable.

Pendant deux ans, l'infatigable bourgmestre va tenter de rallier la famille Mantia, concessionnaire du casino, d'investir dans un nouvel établissement.  Finalement, en 1998, le groupe français Accor entre dans l'affaire.  La ville lance un appel d'offre et 6 candidats font connaître leurs projets.

C'est finalement celui du groupe Accor qui sera retenu, mais très vite, des bruits de fraude circulent.

La famille Mantia qui avait elle aussi soumis un projet dépose plainte pour fraude.  Puis, finalement, est déboutée et Accor se voit confier le projet.

Suite à une plainte contre X, le juge Van Espen de Bruxelles, est désigné.  Il ouvre une enquête pour corruption.  Puis, le dossier revient au parquet de Dinant.  L'instruction du dossier durera 5 ans.  En 2008, l'inculpation tombe : il ne s'agit plus de corruption, mais de faux et d'usage de faux dans le chef du bourgmestre, Richard Fournaux.

Une semaine plus tard, l'immunité parlementaire du bourgmestre - entretemps passé au MR - est levée.  Il tente une ultime démarche auprès de la cour de Cassation, mais celle-ci est rejetée.  Le procès en correctionnelle a donc commencé.  Avec des témoignages tardifs en faveur du bourgmestre et contre la juge en charge du dossier.  (MB).

 

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