Le rapport d’autopsie mis à la disposition des avocats laisse peu de place au doute. Le 31 octobre dernier, Véronique Pirotton est décédée de mort violente causée par un tiers. Elle ne s'est donc pas suicidée et l'accident semble exclu.
Maître Philippe Moureau a pu consulter le dossier d’instruction et en a fait part à la famille de Véronique Pirotton. Pour lui, c’est clair : « dans ce que j’ai pu lire, il est exclu que Véronique Pirotton se soit suicidé. Que ce soit par absorption massive de médicaments ou en s’étouffant avec un sachet plastic comme veut le laisser croire Bernard Wesphael. Non, le rapport d’autopsie indique clairement qu’elle est décédée par un étouffement causé par un tiers. Et, sauf s’il trouve encore une autre version, c’était bien lui qui était dans la chambre à ce moment-là. Mais je tiens à ajouter qu’il reste bien sûr toujours présumé innocent. »
Westphael pas ivre
Le député wallon n'était visiblement pas ivre le soir du drame. Selon la RTBF, Bernard Wesphael n'affichait lui "que" 0,13 grammes d'alcool par litre de sang. Un taux plutôt bas qui s'explique par une prise de sang tardive, et qui a été corrigé et estimé à 0,90 g/l au moment des faits, sur base des déclarations du député wallon sur sa consommation dans l'après-midi qui a précédé le drame.
Par ailleurs, Contrairement à de précédentes affirmations, les boites de médicaments retrouvées dans la salle de bains de la chambre d'hôtel n'étaient pas intactes, toujours selon la RTBF. Il manquerait dix anxiolytiques sur l'une des deux plaquettes de quinze comprimés découvertes dans la chambre, et l'analyse toxicologique a révélé les traces de trois autres substances au minimum dans l'organisme de la victime. Des comprimés sans doute mélangés à l'alcool, puisque Véronique Pirotton en avait visiblement trois grammes par litre de sang.
Demande de bracelet électronique
Les avocats du député wallon envisagent de demander pour leur client le port du bracelet électronique avec GPS, actuellement en phase test sur quelques détenus. Ce mode de surveillance consistant à assigner le détenu à résidence et à ne l'autoriser à sortir que pour les besoins de l'enquête est désormais autorisé pour les détenus en préventive."Il n'est pas exclu que l'on envisage cette solution", a affirmé Me Mayence, conseil du député wallon.
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