C'est en tout cas ce qu'affirme Bogdan Vanden Berghe, secrétaire général de l'association 11.11.11. Selon lui, les comptables belges sont les plus créatifs du monde. Les chiffres du gouvernement présentés par Olivier Chastel ont été gonflés artificiellement. Explications.
Début mai, Olivier Chastel, ministre MR de la coopération au développement annonçait, radieux, l'excellent chiffre de la Belgique : le pays investit en effet 0,64 % de son PIB (Produit Intérieur Brut) dans l'aide au développement. C'est toujours en-deçà des 0,7 % légaux, mais, assurait M. Chastel, dans le contexte économique actuel, cela constitue tout de même un "très beau résultat".
Las, il nous faut déjà déchanter si on en croit Bogdan Vanden Berghe, secrétaire général de l'association 11.11.11 qui organise l'opération du même nom.
"On ne trouve nulle part ailleurs au monde des comptables aussi créatifs qu'en Belgique. Les chiffres avancés ont été nettement gonflés" déclare-t-il, un brin sarcastique. En réalité, selon l'association qui oeuvre dans ce domaine depuis 1966, les chiffrent réels tournent plutôt autour des 0,5 %.
Les comptables du gouvernement auraient intégrés dans les chiffres de l'aide au développement, ceux de la remise de la dette (des intérêts que la Belgique ne percevra pas, mais qu'elle ne "donne" pas) et ceux de l'accueil des demandeurs d'asile.
Le chiffre réel serait de 1,74 milliard d'euros, soit 0,5 pc du PIB. "Ce n'est pas si mal: avec ce pourcentage, la Belgique fait partie du peloton de tête européen", a ajouté Bogdan Vanden Berghe.
Et si aujourd'hui, le résultat légal de 0,7 % n'est pas atteint, c'est "notamment en l'absence d'un gouvernement en plein exercice", conclut-il. (MB).
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