Alors qu'en novembre 2012 dernier, l'Allemagne annonçait vouloir se doter d'une loi interdisant toute pratique zoophile afin de mieux protéger les animaux, l'association allemande de défense des Droits des zoophiles s'insurge.
Alors que le législateur prévoit d'imposer une amende de 25.000 euros pour tout rapport sexuel imposé à un animal, ZETA, l'association allemande de défense des Droits des zoophiles, qui estime le nombre de personnes sexuellement attirées par des animaux à 100.000 en Allemagne, ne l'entend pas de cette oreille et a annoncé son intention de porter l'affaire en justice. Et les zoophiles de préciser: "Que tout acte sexuel avec un animal soit sanctionné, sans que soient prouvées des blessures, est une chose impensable".
L'interdiction de la zoophilie fait partie d'un paquet de mesures visant à renforcer la protection animale en Allemagne qui entend se mettre en conformité avec une directive européenne.
Libre expression des désirs et des pulsions
Michael Kiok aime les bêtes. Il le dit haut et fort, et d’ailleurs, il ne se contente pas de le proclamer, il passe à la pratique et s’engage sur le terrain politique. Michael est à la tête du ZETA (Zoophiles Engagement für Toleranz und Aufklärung), le lobby qui, en Allemagne, regroupe les adeptes des relations sexuelles avec les animaux. L’élue de son cœur s’appelle Cessy. C’est une ravissante chienne. Elle appartient à la race des bergers allemands.
L'homme accorde de très nombreuses interviews, en Allemagne et hors d’Allemagne, pour promouvoir sa cause et dire sa souffrance d’être incompris ou mal compris. Et de préciser: "les actions intentées par la société contre nous sont à peu près les mêmes que celles qui visaient les homosexuels il y a une trentaine d’années. Nous considérons les animaux comme des partenaires. On n’exerce sur eux aucune contrainte. Derrière le prétexte invoqué, à savoir la défense des animaux, se cache en fait un retour à l’ordre moral. On prétend interdire le plaisir sexuel entre hommes et animaux, mais on autorise les abus sexuels dans l’industrie agro-alimentaire, par exemple la castration des porcins. »
Michael Kiok affirme aussi qu’ « un animal sait très bien montrer ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas », précisant avec délicatesse que « les animaux sont parfois plus faciles à comprendre que les femmes». Michael Kiok se bat donc "pour le droit à la différence et au bonheur", pour la liberté et pour l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs préférences sexuelles. On en reste sans voix ... (AD)
Allemagne : les zoophiles réclament leurs droits !
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