Amnesty dénonce une torture banalisée par la télé Actua
Amnesty dénonce une torture banalisée par la télé
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Amnesty dénonce une torture banalisée par la télé

Trente ans après la convention des Nations unies contre la Torture, Amnesty international a dénoncé mardi la pratique en plein essor de ces sévices, normalisés par la guerre contre le terrorisme et glorifiés par de nombreuses séries télévisées dont 24 Heures. En 2014, 79 Etats pratiquent encore la torture.

L'organisation non-gouvernementale de défense des droits de l'homme, dont le siège est à Londres, a lancé mardi une nouvelle campagne de deux ans visant à faire cesser la torture. Sur les cinq dernières années, Amnesty affirme avoir enregistré des incidents impliquant des actes de torture dans 141 pays dont 79 des 155 Etats qui ont ratifié la convention des Nations unies de décembre 1984. Une pratique qui reste répandue, notamment en Europe, en particulier dans les pays de l’ex-URSS.

Une enquête mondiale auprès de 21.000 personnes dans 21 pays a également révélé une crainte très répandue de la torture, 44% des sondés affirmant craindre d'être torturés dans le cas où ils seraient placés en garde à vue.

Banalisation
Peut-être encore plus inquiétant, 36% des personnes interrogées ont dit qu'elles considéraient la torture comme quelque chose de parfois nécessaire et acceptable afin d'obtenir des informations pour protéger la population. La torture "a été presque normalisée, c'est devenue la routine", a regretté le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, au cours de la conférence de presse de lancement de la campagne "Arrêtons la torture".

Techniques de torture
L’organisation recense différentes techniques de torture, allant notamment des positions douloureuses aux décharges électriques dans les parties génitales en passant par les coups, la privation de sommeil, les simulacres de noyade, l’introduction d’aiguilles sous les ongles, des coups de couteau, l’administration forcée de substances psychotropes, la pratique de stérilisations et d’avortements ou encore, des prisonniers que l’on oblige à boire leur propre urine.

Fin 2013, le Comité des Nations Unies contre la torture avait pointé du doigt la Belgique pour la surpopulation dans ses prisons et l’absence de mise en oeuvre de la loi Dupont sur les droits des détenus.

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