Anonymous : les hacktivistes attaquent le FMI Actua
Anonymous : les hacktivistes attaquent le FMI
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Anonymous : les hacktivistes attaquent le FMI

Le groupe de hacktivistes a appelé à attaquer le site web du FMI. Il appelle à des représailles contre l'institution internationale pour les restrictions trop sévère qu'elle impose à la Grèce.

Le groupe de cyber-activistes Anonymous appelle à l'attaque du site web du FMI. Le groupe juge que les restrictions imposées à la Grèce par l'institution internationale sont inadmissibles et lance donc une attaque de déni de service contre son site. Le déni de service (DDoS, Distributed Denial of Service, en anglais) est une attaque au cours de laquelle de nombreux internautes se connectent en même temps sur un même site afin de surcharger ses serveurs.

Cet appel, c'est un un simple message sur le compte Twitter @Anony_Ops qui renvoie vers une page Twitlonger qui elle-même renvoie vers les liens avec les instructions.

Le FMI se dit prêt à contrer l'attaque, mais les Anonymous n'en sont pas à leur coup d'essai : ils ont déjà bloqué par le passé des sites aussi protégés que Paypal ou le HB Gary Federal aux Etats-Unis. Ce dernier, un service de sécurité informatique s'était fait fort de publier une liste des membres des Anonymous. La contre-attaque ne s'est pas fait attendre : le site a été bloqué par une DDoS massive, 70.000 emails internes de l'entreprise ont été publiés par les hacktivistes qui ont laissé en prime sur le site, un message disant en substance "vous l'avez bien cherché. Nous allons vous donner une leçon que vous n'oublierez pas de sitôt : évitez Anonymous !"

Mais qui sont-ils ? Qui se cache derrière le masque emprunté à la bande dessinée V comme Vendetta d'Alan Moore et David Lloyd ? Des gens qui connaissent bien l'univers des geeks et sa mythologie, assurément. Des experts en informatique sans doute. Des personnes animées par une conscience politique, probablement. Mais encore ?

Un groupe flou aux contours variables

Les Anonymous le disent eux-mêmes sur leurs vidéos postées sur Youtube : ils sont tout le monde, votre voisin d'en face, le comptable de votre entreprise, cette fille que vous croisez dans le bus, le petit-ami de votre soeur...

Il n'y a pas de club, pas d'affiliation, pas d'engagement.

Il y a des réseaux. Anonymous communique par les médias sociaux : Twitter - on a vu que l'opération Greece a été appelée de cette façon - et Facebook. Pour les conversations plus privées, les Anonymous font appel au bon vieux IRC (Internet Relay Chat) qui reste le plus sûr : eh oui, l'ancêtre des réseaux sociaux est celui qui garantit l'anonymat le plus complet. Or, dans certains pays comme l'Egypte, l'Iran ou la Tunisie, les cyberactivistes risquent leur vie...

Des attaques non-violentes mais illégales

Anonymous est né en 2006 sur le forum 4chan.org. Tous les membres du réseau portent le même pseudo : Anonymous. En 2008, ils lancent l'opération Chanology, dirigée contre l'Eglise de Scientologie qu'ils dénoncent comme une secte. Ils apparaissent dans une vidéo où pour la première fois est publiée la célèbre formule : "We are Anonymous. We are legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us." (Nous sommes Anonymous. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas. Comptez sur nous). Certains Anonymous manifesteront - masqués - dans les rues des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande, d'Europe ou d'Australie contre la secte américaine.

En 2009, ils lancent des opérations contre l'Iran et... le gouvernement des Etats-Unis qui veut censurer Internet.

2010 voit se multiplier les opérations contre des sociétés privées qui veulent censurer Internet, mais surtout, en décembre, contre Paypal, Amazon, Mastercard, etc. - c'est l'opération PayBack, contre ceux qui ont bloqué les comptes de WikiLeaks, un autre groupe de cyber-acktivistes.

Le 31 décembre, Anonymous attaque le site du président du Zimbabwé dont la femme voulait attaquer Wikileaks : le site avait révélé un télégramme la mettant en cause dans un trafic de diamants...

2011 voit l'explosion du printemps arabe et Anonymous lance successivement OpTunisia, OpLybia, OpAlgeria et OpEgypt afin d'aider les rebelles de ces pays. Il s'associe avec le groupe Telecomix pour fournir des programmes de cryptage et de protection contre la censure aux activistes menacés de mort.

En février, ils attaque HBGary suite à la publication par celui-ci de données sur les membres du réseau.

En 2011, Anonymous a dû se défendre d'avoir attaqué le réseau de Sony - PSN - déclarant avec humour : "pour une fois, ce n'est pas nous !"

Alors les Anonymous : des méchants pirates ? Ou des citoyens qui s'associent temporairement dans des opérations non-violentes quoi qu'illégales parfois ? Faite-vous votre opinion : tapez Anonymous dans Google ou dans Youtube et... enjoy ! (MB).

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