Un enfant de 11 ans a été retrouvé pendu, ce jeudi 26 mai, par le col de son tee-shirt à un porte-manteau dans un couloir de son école, à Arles. Il se trouve toujours en réanimation à la Timone, à Marseille, a-t-on appris de sources judiciaire et hospitalière.
Jeu qui tourne mal, accident ou suicide ? Selon le parquet de Tarascon, « on part sur une thèse accidentelle, même s'il existe des éléments troublants, pouvant laisser penser à un suicide, notamment la position debout de l’enfant ».
L’enfant a été héliporté à l’hôpital de la Timone, où il a été placé en réanimation, selon l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille. Dans l’après-midi, il se trouvait dans un coma profond, et son pronostic vital était «engagé», selon la même source.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’institutrice et une collègue enseignante ont découvert l’enfant dans le couloir et lui ont prodigué un massage cardiaque avant l’arrivée des secours.
Une cellule d’accompagnement psychologique a été mise en place à destination des enfants, de leurs parents et du personnel de l’école communale.
Selon le journal Le Monde, e président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle, et Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui étaient à Arles à l’occasion d’une journée consacrée au service civique, se sont rendus à l’école dès qu’ils ont appris la nouvelle. «Personne ne peut s’imaginer ce que ça peut être avant de le voir. C’est un drame que vit une ville, et il faut penser aux parents», a confié Jeannette Bougrab à l’AFP, ajoutant qu’un rapport sur le suicide des jeunes commandé à Boris Cyrulnik était attendu le 3 juin.
Un drame épouvantable, des enfants qui ne comprennent pas, des parents inquiets et une institutrice choquée. Selon une élève, le garçonnet, qui avait été reçu par le directeur il y a une semaine car ce dernier sentait qu’il n’allait pas bien, aurait été exclu de la classe par son institutrice, parce qu’il chahutait. Selon le maire, l’enfant ne faisait a priori pas l’objet de signalement auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance, dépendant du conseil général.
Michel, père d’un écolier de 11 ans inscrit dans la même classe, raconte combien son fils a été choqué de voir son camarade allongé par terre. Cet enfant n’était «pas un garçon turbulent, il s’amusait avec tout le monde». Et une autre maman de poursuivre : «ma fille est amie avec lui, elle est choquée, traumatisée. Comment nous, parents, on peut expliquer à nos enfants censés être insouciants comment on peut se donner la mort à cet âge-là ?»
France Soir confirme que l’enquête a été confiée au commissariat de police d’Arles. (AD)
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