Bactérie tueuse : l’UE au chevet des maraîchers Actua
Bactérie tueuse : l’UE au chevet des maraîchers
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Bactérie tueuse : l’UE au chevet des maraîchers

Les 27 ministres de l'agriculture de l'Union européenne se réunissent, mardi 7 juin, pour établir un plan de soutien aux maraîchers, dont les ventes de fruits et légumes sont en chute libre depuis le début de l'épidémie liée à la bactérie E.coli.

A côté du phénomène naturel qu’est la sécheresse, qui pénalise en particulier les éleveurs privés de fourrage, il y a le phénomène de marché que constitue l’épidémie provoquée par la bactérie E-coli, qui a vu en quelques jours s’effondrer la demande de légumes frais, précisément à la période de l’année où celle-ci est normalement la plus forte.

Les autorités de la région de Hambourg, épicentre de l'épidémie qui a fait vingt-trois morts, ont dans un premier temps accusé les concombres espagnols. Les soupçons se sont ensuite portés sur des graines germées produites dans une exploitation de la région, mais il n'est pas certain que cette ferme biologique soit la source de l'épidémie.

Un accord provisoire devrait être trouvé lors de cette réunion exceptionnelle à Luxembourg, mais la structure et le montant de l'aide doivent encore être définies, peut-on lire dans Le Monde.

La solution la plus probable est, selon l’agence Reuter, l'élargissement du mécanisme européen de prévention des crises agricoles, un système de régulation qui prévoit d'indemniser certains producteurs pour qu'ils retirent leurs produits du marché. Dans ce cas, les producteurs européens recevraient jusqu'à la fin du mois une aide correspondant à 30% de la valeur totale de leurs produits invendus, prélevée sur le budget de l'Union européenne. Le pourcentage exact est encore en négociations.

De plus, l’ampleur des pertes des filières maraîchères est telle, que la Commission européenne n’a pratiquement pas d’autre choix, que d’autoriser exceptionnellement l’octroi d’aides nationales, en tentant cependant d’empêcher que ces dernières n’introduisent de distorsions de la concurrence d’un pays à l’autre.

On pourrait éventuellement aussi créer un fonds spécial de garantie, alimenté par la commission et par les états-membres, qui indemniserait les coopératives, comme les maraîchers indépendants. Mais il est douteux que chacun reçoive une compensation à hauteur de 100 % de ses pertes. (AD)

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