Le président de la N-VA s’était fait plutôt silencieux ces derniers temps mais aujourd’hui Bart De Wever est revenu en force au Sénat. Il a voulu régler ses comptes avec les présidents du CD&V (Wouter Beke) et de l’Open Vld (Alexander De Croo).
Le président de la N-VA Bart, De Wever, s’en est pris avec force, lundi au Sénat à Wouter Beke et de Alexander De Croo à qui il reproche de ne pas avoir répondu à son appel à la constitution d’un front flamand et d’avoir préféré participer à la formation d’un gouvernement « ne disposant pas de légitimité en Flandre ».
Wouter Beke et Alexander De Croo ont rétorqué avec la même vigueur, soulignant que la N-VA avait décidé de rester à quai plutôt que de participer à un « gouvernement de réforme ».
Vous êtes des menteurs : Les flamands n’ont pas été entendus
Premier sénateur à intervenir dans le cadre du débat sur la Déclaration gouvernementale, Bart De Wever a répété que l’appel de l’électorat flamand, désireux de profondes réformes socio-économiques et institutionnelles, n’avait pas été entendu : « Celui qui veut se faire respecter des Flamands ferait mieux de les écouter », a-t-il reproché.
« Ce n'est pas la N-VA qui est restée à quai, ce sont l'Open Vld et le CD&V qui l'ont laissée tomber », a-t-il fait valoir, précisant que « dire le contraire relevait de l'affabulation, du mensonge ».
Vous êtes des frustrés
Et de poursuivre : « Votre frustration est d’avoir gagné les élections et de n’avoir rien su en faire, mais cela on n’y peut rien », a rétorqué Wouter Beke. A un moment, votre vice-présidente, Liesbeth Homans a décrété qu’aucun compromis ne serait possible avec les partis francophones, a-t-il rappelé.
« L’orchestre continue à jouer, on verra combien de temps?», a prévenu le président de la N-VA, s’interrogeant sur la stabilité institutionnelle du pays.
La réponse de Wouter Beke: « Vous vouliez casser le système social »
« Votre frustration est d'avoir gagné les élections et de n'avoir rien su en faire, mais cela on n'y peut rien », a rétorqué Wouter Beke. A un moment, votre vice-présidente, Liesbeth Homans, a décrété qu'aucun compromis ne serait possible avec les partis francophones, a-t-il rappelé. « Vous avez jugé qu'il n'était plus possible de modifier notre système social, et bien oui, c'est possible, ce qui ne l'est pas, c'est trouver une majorité en vue de casser le système social, or c'est cela que vous vouliez faire in fine » a asséné le président du CD&V.
Celle de De Croo: « Vous n'avez même pas parlé du fond de l'accord »
Alexander De Croo a reproché à Bart De Wever de ne pas avoir évoqué le fond de l'accord de gouvernement dans son intervention. Ce dernier s'est en effet limité à dire que le chapitre communautaire, s'il comprenait quelques points positifs, profiterait surtout à la Communauté française, à la Wallonie et à Bruxelles, et que les réformes socio-économiques seraient "too little too late".
Le socio-économique sera également mis en œuvre progressivement dès l'année prochaine, a indiqué Alexander De Croo, évoquant notamment la dégressivité du chômage en 2012, la hausse de l'âge du départ à la retraite anticipée en 2013. « Si vous avez des solutions plus créatives permettant d'accélérer les choses, n'hésitez pas », a-t-il lancé à Bart De Wever.
Présent lundi, le premier ministre Elio Di Rupo a écouté la première partie des débats, à la suite de quoi il s’est rendu chez le Commissaire européen Olli Rehn afin de lui présenter l’accord budgétaire conclu par le gouvernement. (AD)
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