Sans surprise, le CEO de l'opérateur, Didier Bellens a été révoqué sans parachute. Les déclarations tapageuses et injurieuses de l'ancien administrateur-délégué auront signé son arrêt de mort. Mais, la place est-elle vraiment aujourd'hui nette et propre de tout nuage? P-magazine s'interroge.
La nomination du nouveau CEO devrait intervenir à brefs délais selon le ministre Jean-Pascale Labille qui a évoqué "une rupture de confiance" pour qualifier le licenciement de Didier Bellens. Quand on est patron, "Il faut de la réserve. Une révocation sans indemnités entérinée par le Conseil des ministres.
Des cadavres dans les placards
Mais, si Bellens disparaît du paysage de l'entreprise et cherche actuellement l'une ou l'autre voie de recours, tous les zones d'ombre en interne ne semblent pas pour autant disparaître avec lui, peut-on lire cette semaine dans P-magazine.
Bellens aurait en effet placé à des postes-clés de l'entreprise l'un ou l'autre de ses jeunes poulains dont un certain Bruno Chauvat, un français qui avait déjà fait partie de la maison de part le passé avant de se faire licencier pour objectifs non atteints. Après une faillite personnelle dans le privé, Bruno Chauvat aurait convaincu Didier Bellens de collaborer à nouveau avec Belgacom, et plus particulièrement en proposant « d'ambitieux projets » pour Belgacom TV. Jusque-là, rien de bien particulier.
Là où cela semble se compliquer c'est qu'il s'avère d’abord que les prestations de Chauvat auraient été facturées au départ du Luxembourg. Question légitime dès lors: Serait-ce pour éluder la TVA ou l’impôt? En outre, cet homme aurait rapidement pris une importance considérable incompréhensible au sein de l'entreprise, tétanisant même le personnel en réunion: "Certaines personnes sortaient complètement cassées des meetings avec lui". Il aurait enfin également été à la source de nombreuses signatures de contrats, ce qui fait porter sur lui des suspicions de « commissionnement ». Si en Wallonie, le marché ne souffre aucune concurrence, en Flandre, Chauvat aurait en effet fait filer, sans justification aucune, de nombreux partenaires potentiels à la concurrence.
L'affaire Bellens ne semble donc être que le sommet de l'iceberg et il y a fort à parier que le futur nouveau CEO ait, dès son entrée en fonction, encore un petit nettoyage de placards à faire. Une enquête à lire dans son intégralité dans le P-magazine de cette semaine.
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