Berlusconi : la chute ! Actua
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Berlusconi : la chute !

Il perd Milan, Naples, Turin : c'est une véritable gifle pour Berlusconi !  Il avait annoncé dès le premier tour que Milan était conquise : et c'est Giuseppe Pisapia qui l'emporte devant une Letizia Moratti déconfite.  

La chute : alors que jusqu'ici les Italiens lui pardonnaient d'avance toutes ses frasques; il semble bien que cette fois, l'affaire Ruby, les scandales sexuels de la villa d'Arcore, les accusations de fraude et autres malversations aient entrainé le Cavaliere vers le fond.

Jusqu'ici, les Italiens s'étaient contentés de raconter des blagues au bar en prenant le café du matin ou de caricaturer le chef du gouvernement.  Ses problèmes avec le fisc rappelaient de mauvais souvenirs aux nombreux petits entrepreneurs de la Péninsule, tandis que ses aventures avec des starlettes peu vêtues ne suscitaient guère que des clins d'oeil entendus au pays du machisme.  Mais cette fois, c'est l'électeur qui a parlé et qui a sanctionné celui qui, il y a quelques semaines encore se croyait intouchable.

Et dans la tourmente, ce sont des villes-symboles, de véritables fiefs du Popolo della Libertà qui tombent les unes après les autres dans l'escarcelle de la gauche ou du centre-droit.  C'est un désavoeu total de la politique berlusconienne.

Milan, capitale économique de l'Italie, capitale régionale de la Lombardie, symbole de l'énergie et de la productivité du Nord, tombe aux mains de Giuseppe Pisapia, l'adversaire détesté que les médias au service de Berlusconi auront insulté tout au long de cette campagne nauséabonde.  Il l'emporte avec 55,14 % des voix.

Mais ce n'est pas tout : Naples s'est donnée au magistrat  Luigi de Magistris, pour 65,19 % contre 34,80 % à son rival, alors même que la magistrature italienne était l'objet d'une véritable campagne de diffamation par Berlusconi qui s'était plaint à Obama,lors du G8, d'une "dictature de la magistrature de gauche" en Italie.

Et Turin, siège de la Fiat et de tout ce qui compte en Italie en matière d'industrie, va à Piero Fassino, ex-ministre du Parti Démocrate, gauche, avec 56,66 %.

Berlusconi réagit comme d'habitude en insultant et en proclamant des énormités : "Milan se transformera en ville de Gitans envahie par les islamistes" déclarait-il lors qu'il a appris les résultats du vote milanais.

Les quotidiens de la Péninsule, eux, titrent "la dégringolade, l'effondrement, la gifle..."  Un éclair de lucidité dans un pays qui vit depuis trop longtemps dans le mensonge et les paillettes des médias berlusconiens.  (MB). 

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