Blandine ira jusqu'au bout pour appeler son fils Daemon Actua
Blandine ira jusqu'au bout pour appeler son fils Daemon
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Blandine ira jusqu'au bout pour appeler son fils Daemon

Un jeune couple de Busigny, dans le nord de la France, a décidé de donner à son bébé un prénom dont la traduction en latin signifie Démon mais l’Etat civil refuse de valider le prénom.

Le petit Daemon, dont le patronyme est inspiré de la série télévisée fantastique «Vampire Diaries», est né le 3 novembre 2011. Mais l'Etat civil français lui, refuse toujours de valider ce prénom. Les parents, choqués et en colère, eux, n'en démordent pas. « Le tribunal de Cambrai nous a convoqué le 15 décembre pour nous dire si notre fils pourra porter ou non s'appeler Daemon. Mais nous, nous ne comprenons pas qu'on nous cherche des poux, alors qu'un autre petit Daemon, est né en France, le 16 août 2010 et personne n'a rien dit », se défend Blandine.

Et de poursuivre : « lorsque nous avons annoncé son prénom à la maternité, tout le monde a trouvé cela très joli, même les infirmière (..) Lorsque mon mari m’a dit que l’Etat civil refusait d’inscrire notre fils sous ce nom, j’ai pleuré. Je ne comprends pas pourquoi ce refus ».

Le choix du prénom n’est pas un choix innocent

Le temps est loin où l'on donnait quasi automatiquement le prénom du grand-père paternel à l'aîné, celui du grand-père maternel au deuxième enfant et ainsi de suite. Aujourd'hui, le choix se trouve largement influencé par la mode. Et cette mode est en général lancée par les catégories les mieux dotées du point de vue culturel (artistes, intellectuels, journalistes...) et tend à se diffuser progressivement dans les autres couches de la population. Mais l'engouement pour un prénom peut aussi trouver son origine dans tel feuilleton télévisé ou dans le succès de telle star internationale. Un phénomène qui cependant concerne avant tout les classes les plus populaires.

En Belgique, soutenu par un désir de « créativité » des parents, le stock de prénoms a doublé en l'espace de quarante ans, portant le nombre à plus de 110.000. On prend de plus en plus de liberté dans l'orthographe. Et on crée de nouveaux prénoms, au risque parfois de voir l'excentricité compromettre les facilités d’évolution sociale de l’enfant qui devra l’assumer. Car le prénom, au même titre que le vêtement ou l'accent, constitue un marqueur social et peut donner lieu à des discriminations.

Un prénom pour la vie ?

Si vous trouvez votre prénom ridicule ou lourd à porter, vous collera-t-il à la peau toute votre vie ? Et bien, non, car la loi du 15 mai 1987 autorise les Belges, les réfugiés ONU et les apatrides à changer de nom ou de prénom, moyennant certaines conditions. Pour le nom, il s'agit notamment d'un "motif sérieux" que le Ministère de la Justice appréciera. Ces conditions sont assez limitées pour le prénom : il suffit que ce nouveau prénom ne prête pas à confusion et ne nuise ni à l'intéressé ni à quelqu'un d'autre.

Le changement de nom fait l'objet d'une enquête approfondie et est publié au Moniteur belge, et coûte 49 euros. Par contre, le changement de prénom fait l'objet d'un arrêté royal, n'est pas publié, mais vous en coûtera 490 euros. Il peut être ramené à 49 euros pour autant que l'on prouve le caractère ridicule, odieux ou désuet du prénom. (AD)

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