A partir du 21 mars, Coralie Gossiaux se trouvera dans le box des accusés de la cour d'assises de Namur. La jeune femme répond de faits particulièrement atroces, commis à Brûly-de-Pesche (Couvin), le 7 octobre 2008: la mise à mort du petit Noam, âgé de moins d'un an. Le fils de son compagnon du moment a également subi des tortures.
Celle qui se présente elle aussi comme une victime explique pour sa défense qu'elle aurait été violée par son grand-père maternel dès l'âge de 8 ans. Son avocat estime qu’ une condamnation du grand-père au correctionnel lui permettrait de «contextualiser» le mal-être de sa cliente face aux jurés, même si cela ne peut expliquer le pire.
Mais Coralie semble être une bonne actrice: «manipulatrice, mythomane et peu crédible». En effet, les autorités ont interceptés des lettres écrites à ses grand-parents de sa prison, lettres dans lesquelles elle précise combien ils sont “super-cool et super-chouettes”. Lorsqu'on l'a interrogée sur le sujet, elle a répondu que son objectif était “de leur tirer un maximum de fric”.
Beaucoup de zone d’ombres pour une affaire qui donne froid dans le dos. Noam n’est plus … et Coralie sera jugée le 25 mars.
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