Une Brésilienne de 61 ans donnera le jour en novembre à son premier enfant, après l'implant d'un ovule fécondé en laboratoire avec des spermatozoïdes de son mari, une technique qui à cet âge peut présenter des risques pour la mère et le bébé, mettent en garde les médecins.
« J'étais déjà ménopausée (...) . Mon mari (de 38 ans) voulait être père. Je voulais aussi être mère. Je suis en très bonne santé (...) et j'ai été soumise à des examens médicaux très poussés », a déclaré au quotidien O Globo de dimanche cette Carioca (habitante de Rio) dont l'identité n'a pas été révélée.
Au Brésil, ce cas de grossesse tardive n'est pas le premier. Le dernier en date remonte au 9 septembre de cette année, quand une femme de 52 ans, mariée depuis 23 ans à un homme de 88 ans, déjà arrière grand-père par ailleurs, a été mère pour la première fois de jumeaux.
Le cas de cette brésilienne est loin d’être isolée et la démarche révèle parfois des raisons « autres ». Kristine Casey, une femme de 61 ans vivant à Chicago, a accouché en février dernier dix ans après sa ménopause. Et il s’agit de son propre petit-fils. Kristine a en effet servi de mère porteuse à sa fille, Sara Connell, qui essayait d’avoir un enfant depuis des années sans succès. Le petit Finnean est le fruit de la fécondation d’un ovule de Sara Connell par le sperme de son mari Bill. Dans le cas de Finnean, c’est Kristine Casey elle-même qui a eu l’idée de devenir la mère porteuse pour l’enfant de sa fille après avoir entendu parler de la possibilité d’accoucher après la ménopause.
Une fois la décision prise, Kristine Casey a subi une batterie de tests pour évaluer sa santé physique et mentale, et comme le veut la loi de l’Illinois sur les mères porteuses. Elle a ensuite suivi un traitement aux hormones pour préparer son utérus à la grossesse, et est tombée enceinte lors de la deuxième tentative de fécondation in vitro, peut-on lire dans les colonnes de La Tribune.
Selon le corps médical, si vous donnez des hormones à l’utérus, quelque soit son âge, il se comportera comme un jeune utérus. Le succès de la grossesse dépend habituellement de la l’âge de l’ovule, et non de celui de l’utérus. Les accouchements pour les femmes ménopausées restent certes un évènement rare, mais leur nombre a augmenté au cours des dernières années avec le recours plus fréquent à la fécondation in vitro notamment.
Il est toutefois conseillé de respecter la physiologie de l'organisme féminin. Les risques de diabète, d’hypertension et d’accouchement prématuré sont dans tous les cas plus élevés. (AD)
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