Business : Ils signent leurs contrats au bordel Actua
Business : Ils signent leurs contrats au bordel
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Business : Ils signent leurs contrats au bordel

Le parquet de Bochum, en Allemagne, enquête sur des dizaines de managers qui se donnaient rendez-vous au bordel pour conclure des ententes illégales sur des marchés d’affaires.

Normalement, un contrat se négocie au bureau, voire au restaurant. Mais, en Allemagne et en Autriche, on préfère les bordels! Et on se fait même rembourser les virées nocturnes en «frais de représentation».

Le «cartel des amis du rail» récemment démantelé, formé par deux groupes sidérurgistes (respectivement l’allemand ThyssenKrupp et l’autrichien Voestalpine), montre à quel point ces pratiques étaient courantes dans ces deux pays. Les hommes d’affaires se donnaient rendez-vous au bordel pour passer des «ententes illégales». Entourés par de jolies filles, les managers se mettaient d’accord sur les prix pour éviter de se faire concurrence. La compagnie ferroviaire allemande (Deutsche Bahn) a, dans cet embroglio, été ainsi lésée de 600 millions de francs sur l’achat de ses rails.

Notes de frais professionnelles salées pour une addition privée à payer

L’enquête en cours doit maintenant déterminer si des employés de la Deutsche Bahn faisaient partie du système. On sait qu’un manager de Voestalpine a présenté des notes de frais d’un montant de 86.000 francs pour 35 visites de bordel. Cette semaine, l’enquête a mis à jour 58 nouvelles notes de frais pour virées nocturnes d’un montant total de 82.000 euros.

Pour trouver les responsables de ces ententes illégales, le procureur veut absolument en savoir plus sur ces soirées business au bordel. Du coup, les managers sont paniqués! Si leurs femmes apprenaient leurs virées dans les clubs privés, ce serait le divorce assuré! «Un jour ou l’autre, tout va sortir», s’inquiète l’un deux dans la presse allemande, sous le couvert de l’anonymat.

Une pratique courante en Allemagne

La fréquentation du bordel dans les affaires n’est pas une pratique nouvelle en Allemagne. Le groupe d’assurance Ergo a été touché par une affaire du même genre en 2011. Les «plaisirs sexuels» étaient offerts par l’entreprise aux vendeurs les plus méritants. On leur accordait des voyages de «motivation» dans les bordels de Budapest. Ergo a également offert à des vendeurs des voyages de luxure à Majorque. Des orgies qui coûtaient une fortune et étaient remboursés comme «note de frais». (AD)

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