Côte d'Ivoire: le directeur du Novotel d'Abidjan a été "exécuté" Actua
Côte d'Ivoire: le directeur du Novotel d'Abidjan a été "exécuté"
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Côte d'Ivoire: le directeur du Novotel d'Abidjan a été "exécuté"

Le directeur du Novotel d'Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel, enlevé le 4 avril et retrouvé mort, a été conduit "au palais présidentiel occupé par Laurent Gbagbo" où il a été "torturé" et "exécuté", a affirmé vendredi l'avocat de sa famille, Me Pierre-Olivier Sur, sur RTL.

"Au moment où le commando arrive dans l'hôtel, Stéphane Frantz di Rippel affronte la situation en tant que directeur du Novotel. On lui demande où sont les journalistes blancs, il dit qu'il n'y a pas de blancs dans l’hôtel, les protégeant en quelque sorte, tandis qu'il fait passer à toute vitesse l'information selon laquelle il faut que chacun se planque dans les chambres", a raconté Me Sur.

L’AFP précise qu’il a été conduit, accompagné de 3 clients étrangers de l’hôtel, directement au palais présidentiel occupé par Laurent Gbagbo, et c'est là qu'ils auraient été tous les quatre interrogés, torturés et exécutés.

"Tout cela s'est passé d'une façon particulièrement horrible et barbare", ajoute l’avocat de Frantz di Rippel. Quant aux parents et à sa compagne, ils se disent effondrés. Évidemment, il l’avait envisagé. Évidemment, il avait essayé de s’y préparer. Mais on n’est jamais prêt à recevoir une telle nouvelle… Et hier, quand la juge d’instruction Patricia Simon a appelé le père de Stéphane, son monde s’est écroulé, peut-on lire dans Nice Matin. «Elle m’a téléphoné vers 13 heures, raconte, la voix tremblotante le père du directeur du Novotel d’Abidjan. La magistrate m’a dit que les analyses des deux corps retrouvés à Abidjan avant-hier n’étaient pas encore terminées. Mais qu’il était désormais certain que l’un d’eux était celui de mon fils Stéphane… C’est dur. Très dur. Trop dur ».

Et de poursuivre : «on espérait encore, bêtement, sans doute. Après cinquante-huit jours sans nouvelles ni revendication, et connaissant les atrocités dont sont capables les milices ivoiriennes, c’était prévisible. Mais quand on souffre, on ne raisonne plus. On se contente juste d’espérer».

Le 21 mai, Nicolas Sarkozy avait indiqué espérer que les deux Français étaient toujours vivants et promis que les auteurs de leur enlèvement seraient "punis sévèrement". (AD)

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