Elle ne passera que quatre ans derrière les barreaux. C’est la peine la plus lourde que les juges pouvaient prononce. Mais, Casey Anthony, la jeune Américaine de 25 ans reconnue mardi non coupable d’assassinat et maltraitance sur sa fille de 2 ans, Caylee, en 2008, ira tout de même en prison pour avoir menti aux enquêteurs.
Ce jeudi, à Orlando, le juge Belvin Perry a condamnée Casey à la peine la plus lourde qu’il pouvait prononcer, soit un an de prison pour chacune des charges retenues contre elle, les peines devant être purgées de façon consécutive. Casey Anthony devra également payer une amende de 1.000 dollars pour chacune des quatre charges dont le mensonge aux policiers durant l’enquête.
La jeune femme pourrait donc être relâchée fin juillet-début août puisqu’elle est emprisonnée à la prison d’Orange Country, en Floride, depuis octobre 2008 déjà, le temps de l’instruction.
C’est donc après 3 ans et demi d’un procès ultra médiatisé et 11 heures de délibération que les jurés ont décidé en leur âme et conscience d’acquitter Casey Antony, une décision qui révolte l’Amérique. Devant le tribunal d'Orlando, la foule s'est déchaînée, huant à la fois le verdict et l'accusée : "justice pour Caylee !" et "tueuse de bébés !" La presse américaine s'est également largement fait l'écho de cette colère et de cette incompréhension, en mettant le verdict en une et en reléguant l'affaire DSK loin derrière.
Rappel des faits – Le 16 juin 2008, Caylee disparaît. Sa mère n’alertera la police que 31 jours plus tard et c’est en décembre 2008 que le squelette de la petite Caylee Anthony sera retrouvé, dans un bois proche du domicile familial, cinq mois donc après que l'enfant eut été signalé disparu par sa grand-mère. Casey Anthony avait quitté le domicile de ses parents le 16 juin 2008, avec l'enfant. Puis, durant un mois, elle a empêché ses parents de voir leur petite-fille, prétextant qu'elle n'avait pas le temps de leur rendre visite ou que Caylee était chez sa nounou.
C'est finalement en allant récupérer la voiture de leur fille à la fourrière, le 15 juillet 2008, et après avoir senti comme une odeur de corps en décomposition dans le coffre, que les grands-parents ont soupçonné le pire, décidant alors de prévenir la police. Durant le procès, l'avocat de Casey Anthony a plaidé la thèse de la noyade accidentelle dans la piscine. Paniquée, la mère aurait alors, selon la défense, dissimulé le corps de la petite fille avec l'aide de son père.
Des mensonges, pour l'accusation, qui a tenté de convaincre le jury que Casey Anthony avait intentionnellement tué sa fille Caylee, sans pour autant en détenir de preuve irréfutable, ni savoir précisément comment l'enfant était mort. Elle aurait endormi sa fille avec du chloroforme avant de l’étouffer en lui couvrant le nez et la bouche de sparadrap.
Décrite comme une mauvaise mère, Cette même accusation a en outre essayé d’appuyer sa thèse du meurtre du bébé en produisant des photos sexy de la prévenue faisant la fête alors que son enfant avait disparu depuis plusieurs jours. Enfin, Casey aurait mentionné dans son journal intime, après la disparition de sa fille : « je ne me suis pas sentie aussi heureuse depuis très longtemps. J’espère que mon bonheur continuera de grandir ».
L’enfance difficile de Casey, les abus sexuels infligés par son propre père, et surtout l’absence de « preuves scientifiques » quant aux circonstances exactes du décès de Caylee, ont apparemment eu raison auprès des juges. Ayant déjà purgé quasiment l’intégralité de ses 4 ans de peine depuis 2008, Casey sera donc libéré fin juillet prochain, voire maximum début août. (AD)
Casey Anthony "non coupable" : le verdict qui indigne l'Amérique
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