Charleroi doit se séparer de Marcinelle en Montagne Actua
Charleroi doit se séparer de Marcinelle en Montagne
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Charleroi doit se séparer de Marcinelle en Montagne

Charleroi doit faire des « économies » et se séparer de Marcinelle en Montagne. Or, cette belle initiative qui permet à énormément d’enfants Carolos défavorisés de goûter aux joies de la neige risque bientôt de disparaître, annonce Vivacité ce matin.

Marcinelle en Montagne, c’est près de 50 ans de vacances sociales à la neige, à 800 kilomètres de Charleroi, en Savoie. Ce sont plusieurs générations de petits Carolos en 6ème primaire qui ont pu et peuvent encore aujourd’hui, apprendre à skier. Le refuge savoyard constitue donc un véritable symbole pour les mômes de la région.

Depuis 2010 déjà, la pérenité du projet semble remis en question. Un nouveau rapport publié en juillet annonce des pertes d’exploitation qui s’élèvent à 1,5 millions d’euros. Le refuge savoyard, tel qu’il est exploité actuellement, n’a plus de belles années devant lui. Il va falloir décider. Vendre ou céder l’exploitation via un partenariat public ou privé. Ou encore maintenir l’infrastructure en prenant des mesures d’économies. Mais il faut stopper l’hémorragie. La santé financière du refuge en 2011 semble s’apparente à celle de 2010.

Si on peut le déplorer, selon Eric Massin, responsable de la RCA, avant de prendre une décision, il faut se rappeler qu’au niveau politique, il a été convenu qu’on sauvegarde l’outil pour continuer à permettre aux enfants carolos d’apprendre à skier. Et pour cela, il a donc fallu faire tous les investissements nécessaires ».

Présenté comme un opposant à Marcinelle-en-Montagne, Antoine Tanzilli, échevin de la culture et du Tourisme et administrateur de la RCA ne remet pas en doute l’acquis social et rappelle que : « La Ville de Charleroi est l’une des seules, si pas la seule, à pratiquer de la sorte. Dans les années 60-70, ça avait du sens de posséder et d’exploiter un tel outil. Mais on voit très clairement que depuis la reprise du refuge par la RCA, cela représente un coût. La question, dans une Ville en plan de gestion comme la nôtre, est de savoir s’il n’est pas possible de remplir l’objet social, et donc d’envoyer des enfants skier ailleurs à moindre coût ».

Les enfants peuvent donc garder espoir. Ils pourront encore aller skier. Reste à voir si nos politiques maintiendront leurs promesses, surtout lorsqu’on les faits à des enfants. (AD)

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