Christine Lagarde, nouvelle directrice du Fonds Mondial International - le célèbre FMI, dirigé naguère par Dominique Strauss-Kahn, se prononce en faveur d'une recapitalisation des banques. Elle craint que, face à la nouvelle crise financière qui s'annonce, le capital des banques européennes ne soit insuffisant. Elle appelle une politique qui relance la croissance.
Christine Lagarde est la nouvelle directrice du FMI. Elle succède à Dominique Strauss-Kahn, démissionné suite à l'affaire qui l'opposait à la femme de chambre du Sofitel. Elle pourrait bien lui succéder en prison aussi, vu qu'une enquête est ouverte à son nom pour son implication dans une nouvelle affaire Tapie.
Mais en attendant, Christine Lagarde profite de sa liberté pour donner des conseils économiques à l'Europe et notamment aux banques. Elle appelle à une "politique macro-économique qui soutienne la croissance". Elle craint en effet que la reprise ne soit trop faible et que l'Europe - et l'ensemble du monde - ne replonge dans une nouvelle crise économique.
C'est la théorie du "double dip", le double plongeon, qui veut que quand on sort d'une crise, le risque est d'y replonger aussitôt si on a pas pris des mesures suffisamment énergiques pour relancer la croissance.
"Les événements de cet été ont montré que nous étions dans une nouvelle phase dangereuse" a déclaré l'ex-ministre de l'économie de Sarkozy. "Les enjeux sont clairs : nous risquons de voir compromise une reprise encore fragile. Il faut donc agir sans attendre," ajoute-t-elle.
Un programme néolibéral à double-détente
Elle propose donc un programme hyper-classique du néolibéralisme ambiant : réduire les déficits publics et renflouer les banques.
Réduire les déficits publics, cela signifie réduire les salaires ou limiter les augmentations, allonger l'âge du départ à la retraite, couper dans les allocations sociales, etc. Demandez aux Grecs ce qu'ils pensent de la réduction du déficit entamée dans leur pays suite aux bons conseils du FMI !
Quant à renflouer le capital des banques, le citoyen qui n'arrête pas de payer pour les "pauvres" banquiers mais qui se voit demander une preuve de solvabilité pour ouvrir un simple compte courant a de quoi se poser des questions...
Et notamment, celles-ci : mais, est-ce qu'on n'a pas déjà payé pour les banques, l'an dernier et l'année d'avant ? Et est-ce qu'elles n'ont pas annoncé des bénéfices fabuleux pour cette année ? Ou j'ai raté un épisode ? (MB).
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