C’est ce que prétend le journaliste américain Hal Vaughan dans une nouvelle biographie de la couturière fantasque « Au lit avec l’ennemi » qu’il vient de publier. Coco aurait été antisémite et membre des services secrets nazis.
L’auteur, spécialiste de la deuxième guerre mondiale, a travaillé pendant plus de quatre ans sur cet ouvrage né d'une découverte inattendue dans les archives de la police nationale française. Il y cherchait des renseignements lorsqu’il est tombé par hasard sur un document disant que Chanel était une agente nazie, que son numéro était F-7124 et que son pseudonyme était Westminster (nom de son ancien amant le duc de Westminster).
Il a donc fouillé les archives aux États-Unis, à Londres, à Berlin et à Rome et que a trouvé des preuves sérieuses sur Chanel et son amant, le baron Hans Gunther von Dincklage, qui était un espion professionnel pour les services secrets allemands. Ce baron a manifestement utilisé Coco Chanel et l'a même embarquée en 1943 dans une tentative assez irréaliste de paix avec la Grande-Bretagne où elle aurait servi d'intermédiaire auprès de Winston Churchill.
A la libération, Coco Chanel a bien été interrogée par un juge français sur des soupçons de collaboration, mais l'affaire n'a jamais été plus loin.
Quant à son antisémitisme, des liens d'amitié profonds unissaient Gabrielle Chanel à des personnes d'origine juive, comme l'écrivain Joseph Kessel, le photographe Irving Penn ou encore la famille Rothschild.
Décédée il y a 40 ans à l’âge de 88 ans, Coco laisse derrière elle son empreinte sur le monde de la mode française. Dans son sillage un parfum, l’éternel n°5 mêlé au parfum d’un passé trouble. (IH)
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