Suite à une récente étude, gels douche, dentifrices et déodorants seraient mis en cause dans la perturbation du système endocrinien. Ces produits de beauté présenteraient une forte concentration de produits chimiques considérés comme perturbateurs endocriniens. Le manque de fiabilité des étiquettes est également mis en cause.
Conservateurs, antibactériens, filtres solaires, émollients : autant de substances susceptibles d'avoir un impact sur le fonctionnement hormonal de l'être humain ; autant de produits chimiques que l'on trouve, à des doses diverses, dans les produits de beauté et d'hygiène corporelle. C'est la conclusion choc d'une série de tests menée par l'UFC-Que Choisir avec trois autres associations européennes sur des produits de grandes marques. Les 66 produits testés ont été choisis pour leur usage fréquent : savon, gel douche, shampooing, lait corporel, déodorant, maquillage... Sachant que les produits destinés à demeurer plus longtemps sur la peau présentent aussi plus de risques.
« Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test exclusif sont alarmants », assure l'association qui publie cette semaine les résultats de ses tests.
Les perturbateurs endocriniens ou hormonaux, par leurs interactions prouvées ou supposées avec le système hormonal humain, sont en effet suspectés de multiples maux : outre un impact fortement soupçonné sur la fertilité, ils pourraient être liés, par exemple, à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.
Colgate Total pointé du doigt
L'UFC-Que Choisir attire en particulier l'attention sur le dentifrice Colgate Total pour lequel les "mesures ont révélé une teneur en triclosan susceptible d'effet sur la thyroïde" et sur le "gel douche Nivea Water lily & oil" dans lequel l'association indique avoir "trouvé du propylparaben à une dose supérieure à la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC)." UFC précise que la réglementation européenne prend bien "en compte les risques" liés à ces substances, mais attire l'attention sur l'effet "cocktail" lié à l'emploi de plusieurs produits au cours d'une même journée qui "reste mal évalué. (AD et AFP)
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