Il y a 55 ans, le 8 août 1956 à 8h10, 262 mineurs ont laissé la vie dans l’incendie qui s'est déclenché dans un des puits d'aération de la mine du Bois du Cazier à Marcinelle et a intoxiqué les mineurs. Seuls 13 rescapés ont pu échapper à l’enfer de la fumée et des flammes.
L’accident s’est produit durant la remontée de wagonnets chargés de charbon. Un chariot se trouvant dans la cage a arraché une poutrelle métallique; sous le choc, elle s'est déformée et, emportée vers le haut, a arraché un câble électrique, une conduite d'huile sous pression et une autre d'air comprimé. Cela a provoqué un incendie qui a gagné rapidement toute la mine.
Plus de la moitié des victimes, soit 136, étaient d’origine italienne. À l'époque, l'Italie échange de la main-d'œuvre contre du charbon. En 1956, 47 000 Italiens travaillent dans les mines de Belgique, constituant à eux seuls plus de 30 % des mineurs du pays et plus de 50 % de ceux de la région de Charleroi.
Les conséquences de ce dramatique accident ont été que l'immigration italienne s'est arrêtée et la réglementation a été plus stricte en matière de sécurité du travail: les sociétés minières ont été obligées de respecter des normes de conformité et d'opérer des modifications de leurs infrastructures sous peine d'amende ou de fermeture. Parmi les mesures, il y avait notamment le respect des heures de travail des mineurs et la révision des systèmes de sécurité. L’incidence de ces mesures fut qu'après la catastrophe, on n'a plus eu à déplorer que cinq décès de mineurs dus à des accidents de travail.
Aujourd’hui, le site a été transformé en musée consacré à la vie minière. Il comprend plusieurs espaces : le musée du Verre, le musée de l’Industrie, un espace dédié à la mémoire des victimes de la catastrophe…(IH)
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