Contre la faim dans le monde, mangeons des insectes ! Actua
Contre la faim dans le monde, mangeons des insectes !
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Contre la faim dans le monde, mangeons des insectes !

Au Laos, les insectes figurent depuis longtemps  au menu : on les trouve partout, ils sont une source de protéines et sont peu chers à la production.   A l'occasion de la journée mondiale contre la faim, explorons de nouvelles voies pour nourrir une population  mondiale qui croît de plus en plus vite.

Ces paysannes laotiennes ne sont pas à la recherche des oeufs de leurs poules, mais bien d'oeufs de fourmis.  Même si pour nos estomacs occidentaux, la seule évocation de ce mets délicat est déjà un défi, pour les 6,8 millions d'habitants de ce petit pays d'Asie du Sud-Est, il représente une source inépuisable de protéines.

Au Laos, on chasse ou on élève les insectes depuis toujours.  Dans les rues de Ventiane,  la capitale, les vendeurs de criquets vous proposent de copieuses assiettes de ces énormes sauterelles frites ou grillées.

La FAO - l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation - s'intéresse de près à cette nourriture bon marché.   Le Laos, petit pays coincé entre le Vietnam et la Thaïlande, est l'un des plus pauvres du monde.  Dans cette ancienne colonie française, 40 % des enfants souffrent de malnutrition.  La collecte des insectes représente donc une solution simple, proche et peu onéreuse des problèmes d'alimentation.

Aux méthodes traditionnelles de collectes, s'ajoutent désormais des recherches scientifiques.  L'enthomologiste thaïlandaise  Yupa Hamboosong élève des grillons et des sauterelles dans sa ferme-laboratoire de l'université nationale de Ventiane.  En étudiant le développement de ces insectes et en rationalisant leur production, elle espère augmenter leur pouvoir nutritionnel.  On pourrait, par exemple, intégrer la poudre de grillons à des biscuits pour les rendre plus nutritifs et contourner en même temps leur aspect peu attractif pour certaines personnes...

Et pour  Khammoi Phommavong, jeune vendeuse de criquets sur le marché de Ventiane, cela constitue un revenu de 250 euros.  Bien plus que ce qu'elle pourrait espérer en travaillant comme employée ou en tant qu'ouvrière dans la région.   (MB).

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