Cyber-harcèlement : Peut-être la solution Actua
Cyber-harcèlement : Peut-être la solution
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Cyber-harcèlement : Peut-être la solution

Une ado qui se suicide après avoir été couverte d'insultes sur Ask.fm, une autre qui n'en peut plus de découvrir des torrents d'injures sur son Facebook. Si les réseaux sociaux ont envahi nos vies, ce n'est pas toujours pour le meilleur. Avec Rethink, une adolescente de 13 ans vient peut-être d’offrir la solution au cyber-harcèlement.

Trisha Prabhu est une américaine qui fait partie des quinze finalistes de la grande foire scientifique (Science Fair 2014) organisée par google. Avec son projet baptisé "Rethink" ("Pensez-y à deux fois"), la collégienne de l'Illinois, qui se dit "fascinée par les sciences comportementales et précisément la psychologie, la psychobiologie et les sciences cognitives", cherche à lutter contre le cyber-harcèlement qui ne cesse de se développer sur la Toile.

Filtrer les contenus
Pour y arriver, Trisha propose aux jeunes âgés de 12 à 18 ans une interface leur demandant de relire un message désagréable avant de l'envoyer ou de le publier. Les adolescents sont également incités à présenter les conséquences que le message pourrait avoir sur la personne visée. "Rethink" inclut donc un système qui permet de filtrer les contenus et qui recherche phrases et les mots injurieux. Un message d'alerte demande aux utilisateurs s'ils souhaitent vraiment publier le message tel quel.

Pour expliquer d'où lui est venue son idée, la jeune fille rappelle que "des recherches montrent que les adolescents qui publient un message haineux ne réalisent pas toujours les conséquences de leur action étant donné que le cortex préfrontal, la partie du cerveau qui contrôle le raisonnement et la prise de décision, n'est pas complètement développé avant l'âge de 25 ans". Elle indique ainsi avoir émis l'hypothèse que "si les adolescents avaient un mécanisme d'alerte leur suggérant de penser à deux fois leur décision avant d'envoyer volontairement un message injurieux sur un réseau social, le nombre de messages que les jeunes publieraient volontairement serait moindre que ceux envoyés par des ados n'ayant pas un tel mécanisme d'alerte".

Des tests encourageants
Cette idée vient d’être testée sur plusieurs dizaines de collégiens (533 pour être précis), explique le Huffington Post. Selon les chiffres de l'enquête menée sur l'interface, près de 93% des ados ont finalement laissé tomber, et n'ont pas publié ou envoyé de message haineux.
Ce concours réunissant des ados aussi doués qu'ingénieux permet au vainqueur de remporter un voyage de rêve. Mais pour Trisha, l'essentiel est ailleurs. Elle espère désormais que son projet sera appliqué à tous les réseaux sociaux, afin d'endiguer le phénomène du cyber-harcèlement, qui fait des ravages chez les plus jeunes.

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