Voici la rentrée scolaire qui approche à grands pas et la liste des frais entre manuels, syllabi, minerval, location d'un kot et autres garanties locatives s’allonge dangereusement. Pour beaucoup d’étudiants, la solution pour gagner en autonomie est d’emprunter.
Certaines banques se frottent les mains de cette aubaine et proposent des taux spéciaux pour les emprunts destinés aux étudiants. Le plus souvent, ce coup de pouce bancaire se traduit par l'octroi d'un prêt à tempérament aux conditions plus avantageuses que de coutume.
Le crédit étudiant ne sert qu'au financement direct et indirect des études, la banque se réserve donc le droit de demander la preuve de l'inscription dans un établissement scolaire et des preuves de paiement, tels les abonnements ou les contrats de location d'un kot.
Chaque banque y va de sa proposition alléchante : Dexia, Fortis, Axa, Ethias et d’autres rivalisent pour attirer ce nouveau client. Le maître mot est de comparer et de bien se renseigner avant de signer.
Le prêt bancaire n’est pas la seule solution de financement des études, la communauté française octroie des prêts étudiants versés aux personnes responsables de l’étudiant, et est remboursable avec intérêts, allocations d’études ou bourses d’études est octroyée aux étudiants non remboursables ou encore des prêts sans intérêt versés à de jeunes universitaires au seuil de leur vie professionnelle par la fondation Fernand Lazard.
C’est l’augmentation des frais de scolarité qui pousse ces étudiants à rechercher des financements souvent trop lourds pour une famille. Aux Etats-Unis, l’endettement des étudiants prend des proportions telles qu’il effraie certains économistes. En effet, un jeune qui étudie dans une université américaine, démarre dans la vie active avec une dette de 27 000 $ en moyenne. Le quasi doublement des frais de scolarité universitaires aux USA depuis dix ans a provoqué un accroissement considérable du nombre de prêts étudiants dont les remboursements, extrêmement coûteux, pénaliseront longtemps les emprunteurs et auront un impact sur l’économie durant des années.
Certains salariés de la prochaine génération seront tellement endettés qu’ils devront différer l’acquisition d’un logement, réduire leurs vacances, voire même économiser sur la nourriture pour faire face à leurs obligations.
L’accès à l’enseignement est gratuit mais uniquement dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire et pourtant on est bien loin du compte ! Le coût moyen d’une rentrée s’élève à 773 euros par ménage. En ce qui concerne l’enseignement supérieur, le minerval ou droits d’inscription pour une année se monte à peu près à 900€, auxquels il faut rajouter les syllabi, les bouquins et autres matériels pour 400€. Entre le budget logement et le budget nourriture et vie courante, les jeunes qui veulent prendre leur indépendance n’ont malheureusement plus beaucoup d’autres choix que d’essayer de trouver un financement extérieur. (IH)
De plus en plus d'étudiants empruntent avant l'entrée dans la vie active
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