En France, les policiers nîmois s'arment, pour une période test de 6 mois, de caméras-piétons pour filmer leurs interventions. Objectif : éviter les critiques sur les choix éventuellement arbitraire des personnes contrôlées.
Les policiers nîmois vont désormais porter ces petits dispositifs au revers de leur veste pendant les contrôles dans la rue. Si l'expérimentation est validée, ce dispositif pourrait être étendu à tous les policiers en tenue.
Comment cela marche ?
Fixée au gilet du fonctionnaire de police, la caméra est dotée d’un grand angle et d’un objectif orientable qui permet la captation de l’image et du son, de jour comme de nuit. Le porteur de la caméra actionne le dispositif d’enregistrement. Quand le voyant clignote, le contrôle est filmé. Les enregistrements sont stockés durant six mois dans un ordinateur en vue d’une éventuelle exploitation.
Faire preuve de transparence
« La justice nous demande de plus en plus de prouver », a expliqué vendredi Gil Andreau, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) dans le Gard. « Ces caméras ont une utilité pour les contrôles d'identité. On nous a souvent critiqués pour des contrôles au faciès. Là, nous aurons les images, que l'on conserve six mois. Elles montreront dans quelles conditions s'est passé le contrôle. »
Lutter contre les contrôles au faciès
Pendant la campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé à lutter contre ces contrôles dits "au faciès" qui crispent les relations entre la police et les jeunes, notamment de banlieues. Le but : dédramatiser et apaiser les relations entre la population et la police. Si l’opération s’avère convaincante, elle sera généralisée à toute la France. (AD)
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