Chaque année, la police belge enregistre 200 à 220 meurtres mais selon le rapport de deux médecins légistes il faudrait en compter 75 de plus. L’autopsie n’est pratiquée que dans 1 à 2% des cas.
La Belgique est l’un des pays européen où l’autopsie est la moins pratiquée (30% dans les pays scandinaves ou 24% en Angleterre). Ce qui veut dire que les décès par « cause naturelle » ne le sont pas et que des meurtriers sont en liberté en toute impunité.
Les candidats pour la médecine légale sont très peu nombreux et très mal payés. Une formation supplémentaire devrait être envisagée pour que les médecins qui sont en première ligne et qui seraient susceptibles d’être requis pour évaluer les causes d’un décès.
Cette formation n’est accessible actuellement qu’ULB, module de 54 heures de cours de médecine légale dans le cadre du certificat d’université en criminalistique et psychiatrie judiciaire.
Selon le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, « toute personne dont le décès paraît inexpliqué selon les critères décrits par le manuel « décès suspects » conçu par la police fédérale, devrait être examiné par les médecins-examinateurs agréés. Si une cause criminelle ne peut être exclue ou en cas de doute subsistant, une autopsie médico-légale approfondie doit être systématiquement requise ».
Messieurs les policiers, à vos manuels ! (IH)
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