Une association américaine de victimes de prêtres pédophiles (SNAP) a déposé une plainte devant le Cour pénale internationale (CPI) contre le Pape et d’autres responsables de l’église catholique pour «crimes contre l’Humanité ». La procédure a peu de chance d’aboutir mais le symbole n’en est pas moins fort.
Les dirigeants de l'association, assistés par des avocats de l'ONG américaine « Center for Constitutional Rights », ont présenté ce mardi une «requête de déclaration de compétence juridictionnelle» auprès de la CPI, qui n’a pas encore officiellement annoncé si elle se déclarait compétente ou pas.
Dans les faits, les membres de l’association accusent les responsables du Vatican d'"avoir toléré et rendu possible le camouflage systématique et largement répandu de viols et crimes sexuels contre des enfants dans le monde entier. A leur plainte, ils ont adjoint 10.000 pages qui documentent les affaires de pédophilie.
Par le passé en effet, l’Eglise a bien souvent joué la carte de l’autruche en rejetant ou en négligeant des plaintes déposées par des victimes de prêtres et religieux pédophiles, en mutant lesdites victimes et en protégeant les coupables.
Le pape Benoît XVI a exprimé sa honte et demandé pardon à la communauté catholique internationale, prônant la tolérance zéro à l'égard des pédophiles, mais apparemment ce repenti ne semblerait pas suffire pour SNAP. L'organisation a entrepris mardi une tournée d'information qui la conduira à Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Paris, Vienne, Londres, Dublin, Varsovie, Madrid et Rome, pour y « porter sa plainte aux portes du Vatican ». (AD)
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