DSK et les réseaux sociaux tuent le off Actua
DSK et les réseaux sociaux tuent le off
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DSK et les réseaux sociaux tuent le off

Depuis l'affaire Dominique Strauss-Kahn et l'apparition de Twitter, les politiques français sont plus prudents : ils ne donnent plus de confidences aux journalistes.  Pour les fuites, ils reste les médias sociaux et WikiLeaks.

Le "off", en France, c'était quasiment une institution.  Un politique souhaitait commenter la carrière d'un confrère ou livrer une information délicate sur un projet du gouvernement.  Il le disait en "off".  "Je vous dis ça, mais je ne vous ai rien dit". 

Le journaliste avait compris et il citait "une source proche du gouvernement", voire "un vent favorable" qui nous "rapporte que..."

Et l'informations était donnée sans que la sources soit "mouillée".

Avec des risques de dérapages, quelquefois.  Comme ce jour où Lionel Jospin en "Off", toujours, a critiqué son rival, Jacque Chirac, aux élections présidentielles.  L'information s'est retrouvée dans tous les médias, en citant le nom de Jospin, et certains sussurent même que c'est cela qui a relancé la campagne de Jacques Chirac...

Nicolas Sarkozy est aussi beaucoup plus prudent depuis que son "à demain, les pédophiles" se soit retrouvé commenté à la une des plus grands quotidiens français...  Il avait convoqué un groupe de journalistes, s'en était pris à l'un d'eux et les avait quitté en les saluant de cette façon cavalière.  Ils ne lui ont pas pardonné.  Mais depuis, silence radio.  Nicolas se tait dans toutes les langues et dans des nuances de français qu'on ne lui connait pas ailleurs...

L'affaire DSK a fermé le robinet

Mais depuis l'affaire Dominique Strauss-Kahn, accusé d'avoir agressé sexuellement une femme de chambre, c'est encore pire.  Les politiques ne veulent surtout pas être mouillés par cette affaire.  Donc, ici aussi, le silence est d'or.

Twitter n'a rien arrangé : comme les politiques peuvent se "lâcher" en 140 caractères sur le site de microblogging, ils ne se privent pas.  Et parfois commettent des gaffes, comme le célèbre tweet de notre premier ministre à sa soi-disant maîtresse... 

Mais donc, ils se taisent ailleurs.  Aux journalistes de traquer les petits messages et d'en tirer la vérité, parfois bien codée...

Le off est-il mort pour toujours ?  Faut-il donc se fier à WikiLeaks pour connaître la dernière indiscrétion en ville ?  Les rapports entre journalistes et politiques en sortent sans doute plus clairs, mais il y a aussi une info qui se perd quelque part.  Une part d'humain aussi.  (MB).

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