Deux semaines après son retour en France, c’est sur la chaine de TF1 que Dominique Strauss-Kahn, visage grave et sombre, a souhaité donner sa première interview ce dimanche. Pendant 20 minutes il a répondu sans détours aux questions sans détours également de la journaliste Claire Chazal.
DSK, l’ancien patron du FMI s’est dit content de pouvoir s’exprimer concernant l’affaire du Sofitel qui a défrayer la chronique franco-américaine pendant près de 4 mois. Poursuivi pou agression sexuelle sur la personne de Nafissatou Diallo, c’est en homme libre avec un abandon des charges au pénal quz Dominique Strauss-Khan a pu rejoindre la France.
Devant ses concitoyens, DSK va reconnaître avoir eu une relation inappropriée, mais sans contrainte et avoue avoir commis une faute morale à l’égard de son épouse, Anne Sinclair, sa famille et les français qui lui faisaient confiance. Et de préciser : « ce n’était pas un rapport tarifé (…) je n’en suis pas fier et je le regrette et je n’ai pas fini de le regretter (…) J’ai du respect pour les femmes et je comprends leur réaction et que cela ait choqué (…) Je l’ai payé lourdement et je le paie toujours ».
« Aujourd’hui (et il brandit le rapport du procureur du Roi), ce rapport dit que (…) et ce ne sont pas mes avocats que le disent ni moi (…) le rapport dit que « Nafissatou Diallo a menti sur tout, sur les faits, elle a présenté tellement de versions différentes que je ne peux en croire un mot, elle a menti à chaque entretien (…) Les charges ont été abandonnées, il n’y a pas lieu de poursuivre parce que accusations contre moi sont tombées. Il n’y a pas eu de procès parce qu’il y avait trop de déclarations contradictoires. La poursuite en civil, qui n’existe pas en France, prouve bien les motivations financières qui sont derrière tout cela. (…). « ET je n’ai pas l’intention de négocier », a-t-il ajouté.
Au sujet de la question sur la système judiciaire américaine, DSK a répondu « j’ai eu très peur, quand vous êtes pris dans les mâchoires de cette machine vous avez l’impression qu’elle peut vous broyer. J’ai été humilié». L’homme a rendu hommage à son épouse Anne Sinclair « une femme exceptionnelle sans laquelle je n’aurais pas résisté ».
Sur un éventuel complot, il a répondu « un piège c’est possible, un complot nous verrons….. »
Pas de rendez-vous électoral
Cette affaire, pour laquelle toutes les charges pénales ont été abandonnées contre DSK, a stoppé net une trajectoire qui devait conduire DSK vers une candidature à l'élection présidentielle de mai 2012 prochain en France. A la question de savoir s’il avait eu l’intention de se présenter à la présidentielle, DSK a affirmé : « oui, je voulais être candidat, je pensais que ma position au FMI me donnait un regard aigu et que je pouvais être utile et apporter des réponses. Tout cela est derrière moi, je ne serais évidemment pas candidat même si je continue de penser que la victoire de la gauche est nécessaire ».
« Tout ça est derrière moi, et je ne suis évidemment pas candidat (…) J'ai manqué mon rendez-vous avec les Français », a-t-il concédé.
Tristane Banon : accusations rejetées
L'ancien patron du FMI a également rejeté les accusations portées contre lui par la journaliste française, Tristane Banon. DSK vient d’être entendu comme témoin et a assuré qu’il n’y avait eu « aucun acte d’agression, ni aucune violence et que la version présentée par la jeune femme est une version imaginaire, romancée et calomnieuse (…). « J’ai d’ailleurs déposé une plainte pour diffamation »., a-t-il tenu à préciser.
En fin d’entretien, en direct et devant une France quasi entière selon les sondages, DSK a ponctué sur son avenir : « je vais prendre le temps de réfléchir, je ne suis candidat à rien. Je vais d’abord me reposer et retrouver les miens (…) Toute ma vie a été consacrée à être utile au bien public. Demain, on verra….. (..) ».
Ce dimanche soir, en direct au journal de 20 heures, certain français ont descellé un DSK maîtrisant totalement son « opération de communication positive », d’autres y auront tout simplement vu un homme meurtri et marqué par des événements dépassant de loin le cadre de la chambre 2508, au Sofitel de New York. Une chose est sûre, comme il l’a déclaré lui-même, cette affaire lui aura fait passé pour un bon moment, l’envie de toute légèreté. (AD)
DSK reconnaît avoir eu une relation inappropriée et commis une faute morale
WebAds_Mobile_3
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments