A peine la mission de formateur confiée au président du PS que les critiques fusent. De tous côtés. Non seulement la N-VA le taxe de manquer d'ambition, mais même l'ex-négociateur royal l'accuse d'avoir pourri le climat. Ambiance.
"Elio Di Rupo n'a pas témoigné de beaucoup de courage" confiait Geert Bourgeois, l'un des chefs de file de la N-VA lors de l'émission politique Ter Zake. Et il poursuit en considérant que sa façon de mener des consultations bilatérales avec les différentes formations politiques "ne fait que confirmer son manque d'ambition dans l'approche des choses".
Même son de cloche chez l'autre poids lourd de la N-VA, Bart De Wever, qui se dit pessimiste sur sa capacité à mener à bien sa mission. Lui aussi s'interroge sur son ambition en tant que premier ministre et sur ses aptitudes à mener les réformes nécessaires.
Les critiques ont démarré très tôt, puisque l'ex-négociateur royal lui-même, le jeune président du CD&V, Wouter Beke accuse le président du PS d'avoir "pourri lui-même le climat".
Rudy Demotte, ministre-président wallon et de la Communauté française, s'étonne de ce que, Di Rupo "à peine assis" on le critique autant. Et Guy Coëme, interrogé par le Vif-L'Express de conclure : "si Di Rupo arrive à dénouer cette crise, il faudra le béatifier, avant de le sanctifier."
Vous avez dit "Mission impossible" ? (MB).
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