Rentré d’Italie où il a passé quelques jours en famille, le formateur Elio di Rupo va reprendre, dès demain mardi 16 août, les négociations en vue de trouver un accord institutionnel et de former un gouvernement. Un an après l’échec de la préformation, le président du PS tente une nouvelle fois d’accorder les partis du nord et du sud sur l’avenir du Pays.
Elio Di Rupo rencontrera le 16 août le Premier ministre Yves Leterme « notamment pour faire le point sur l’élaboration du budget 2012 et les engagements budgétaires de la Belgique auprès de l’Union européennes ». Entre le 16 et le 23 août il rencontrera « en tête-à-tête » le 8 présidents de partis, conformément à ce qui a été décidé le 22 juillet dernier. A l’issue de ces entretiens une première réunion des 8 présidents de partis est prévue le 19 août, elle sera suivie d’une deuxième, déjà programmée, le 23 août. Un communiqué du formateur précise : «le formateur a demandé aux présidents des partis concernés de se rendre disponibles tous les jours après le 23 ».
Rappelons que le 22 juillet dernier, le CD&V avait finalement accepté de négocier sur base de la note du formateur et de se détacher de la N-VA. Après plus de 425 jours sans gouvernement, une nouvelle dynamique de négociation semble donc s’être « ouverte » à huit partis.
Les contours de la discussion ont quelque peu changé mais l'enjeu demeure identique: former un gouvernement, rétablir l'équilibre budgétaire, résoudre le dossier BHV et réformer l'État. Les négociations débuteront «par BHV et les autres questions institutionnelles» mais «vu la situation internationale, le formateur espère que chaque parti aura à cœur d’aboutir le plus rapidement possible à une solution sur BHV et une grande réforme de l’Etat et pour ensuite être capable de former un gouvernement mettant en œuvre notamment les réformes sociales et économiques dont notre Pays a besoin de manière urgente».
La manœuvre reste donc délicate. Si le départ de la N-VA n'est pas gage de réussite, il modifie néanmoins la donne. « Le fait que la NVA ne soit plus autour de la table des négociations est un élément qui peut faciliter les négociations », estime le politologue Jean Faniel (CRISP). «Parce que les exigences flamandes pourraient être moins importantes mais surtout parce que ce retrait condamne les partis autour de la table à trouver un accord». (AD)
Elio rentre de vacances et se remet au boulot
WebAds_Mobile_3
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments