Elle se cache dans une prison pour échapper à la prison (vidéo) Actua
Elle se cache dans une prison pour échapper à la prison (vidéo)
Actua

Elle se cache dans une prison pour échapper à la prison (vidéo)

Une femme accusée de faire partie d'une bande d'escrocs boliviens s'est cachée pendant quatre jours au sein même d’une prison, dans la cellule d'un de ses complices, pour échapper à la justice.

L'Australien Rusty Young, qui lui avait consacré un livre, avait qualifiée la prison de San Pedro, à La Paz de « prison la plus folle du monde », peut-on lire sur Metro.fr. Mais il ne croyait sans doute pas si bien dire. A l'époque, en effet, une femme ne s'était pas encore cachée dans l’enceinte même de San Pedro, lieu carcéral exclusivement masculin situé au coeur de la capitale bolivienne, dans le seul but d'échapper... à la prison.

Cette femme de 38 ans, mère de trois garçons, était accusée d'avoir retiré 54.000 dollar auprès d’une banque au moyen d'une fausse identité. «Ces derniers jours, elle a dormi dans un des quartiers chauds de la prison de San Pedro», rapporte ce samedi une source judiciaire. Un de ses 14 complices présumés, détenu dans cette même prison, lui a proposé de la cacher sur place.

Il faut dire que parmi ces choses étonnantes dont regorge littéralement la Bolivie, la prison de San Pedro décroche sans conteste la première place. Soit une prison autogérée dans laquelle la police ne rentre pas, ou si peu, et où femmes et enfants vivent avec leurs maris et/ou pères emprisonnés. C’est également un lieu touristique clandestin, «visité» par de nombreux étrangers à la recherche de drogues. Prix : 35 dollars pour une heure de visite et l’achat de drogues en prime pour les touristes étrangers qui le souhaitent. Un laboratoire clandestin y fabriquerait « la meilleure cocaïne de la Bolivie ».

Durant sa visite, le touriste ébahi y trouvera de tout : des restaurants, des échoppes vendant tout et n’importe quoi (CDs et DVDs, bougies, babioles religieuses...), des salles de sport et, le plus étonnant, des centaines d’enfants jouant au milieu des prisonniers, comme si de rien n’était. Dans les cours de promenade des différentes sections, la plupart des détenus sont posés sur des bancs, discutant tranquillement en surveillant les gosses. D’autres dorment dans leur cellule, fument des joints sur les balcons ou jouent à une sorte de pelote basque contre les murs de la prison.

Plus loin, on se rend compte que la prison dispose également d’une salle de billard, d’un local de répétition, d’un hôtel pour les visiteurs, d’un hôpital et de plusieurs églises. L’intérieur de ces murs grouille de vie. La même qu’à l’extérieur, en fait car mis à part l’exiguïté de certains locaux et le sentiment général de surpopulation, très peu de choses rappellent à première vue que l’endroit est une prison.

C'est également de cette fameuse prison de San Pedro que le criminel de guerre nazi Klaus Barbie, réfugié en Bolivie sous le nom de Klaus Altman, fut conduit clandestinement en 1983 vers un aéroport d'où il décolla à destination la France pour y être jugé. (AD)

http://www.youtube.com/watch?v=HpPhwmgWok8

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