Le gouvernement britannique a tiré les leçons des récentes émeutes de Londres : au lieu de bloquer les médias sociaux en cas d'événements sociaux, il envisage une meilleure collaboration avec Facebook et Twitter.
David Cameron, au lendemain des émeutes qui ont secoué Londres, récemment, avait condamné violemment les médias sociaux. Pour le premier ministre britannique, c'étaient eux les responsables des déprédations causées à la capitale anglaise. Plus facile, sans doute, que de remettre en question une politique sociale profondément inégalitaire...
Mais depuis, le temps a passé et il semble que le gouvernement britannique revienne un peu au sens des réalités. Au lieu de bloquer les médias sociaux lors des agitations sociales comme le premier ministre l'avait menacé, son ministre de l'intérieur, Thérésa May propose une meilleure collaboration avec Twitter et Facebook.
Des réunions de coordination sont donc prévues pour discuter des modalités de coopération entre les forces de polices et les médias sociaux en cas d'évènements violents.
Cela signifie-t-il la fin des mouvements sociaux sur les médias du même nom ? Cela arrêtera-t-il vraiment les acteurs des violences ? Les nouvelles technologies et les militants s'associent de plus en plus pour contourner les dispositifs de sécurité des autorités établies. Il y a gros à parier qu'ils auront une longueur d'avance sur le gouvernement.
Et si les médias sociaux les trahissent, les militants les quitteront pour d'autres. Facebook et Twitter sont-ils réellement prêts à perdre leurs clients pour plaire aux gouvernements ? Poser la question c'est y répondre. Le business n'a qu'une morale : faire de l'argent, toujours plus d'argent... (MB).
A lire aussi :
Des émeutes à l'anglaise possibles en Belgique : http://fr.clint.be/actua/binnenland/des-emeutes-l%E2%80%99anglaise-possible-en-belgique
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