Il est loin le temps où Berlusconi manipulait tout le monde et faisait ce qu’il voulait avec insolence. Il Cavaliere laisse derrière lui un pays ravagé et a annoncé son retrait de la vie politique en 2013.
Désavantagée par une situation politique tendue et une croissance inerte, l'Italie est dans le viseur des marchés. La Botte de l’Europe est l’un des pays les plus plombés par sa dette (près de 2 000 milliards).
Le plan de rigueur adopté par le gouvernement le 30 juin, qui devait permettre au pays d'atteindre un quasi-équilibre budgétaire en 2014, n'a pas suffi pour rassurer les Bourses européennes. Lundi, malgré les bons résultats enregistrés lors des tests de résistance, les banques se sont effondrées et la Bourse de Milan a clôturé sur une chute de 3,06%.
Le Président du Conseil définitivement humilié par le déballage de ses moeurs les plus intimes, cerné par les procédures judiciaires, est même lâché par ses alliés politiques, jusqu'au sein de son propre parti. Du coup, il préfère s’efface et laisser le pays d’écrouler derrière lui. Sage décision qu’il aurait dû prendre plus tôt…
Le Cavaliere a donc déclaré officiellement ne pas vouloir se présenter aux élections de 2013 : "si je le pouvais je laisserais déjà (le poste)", a-t-il affirmé. Le Premier ministre a présenté son successeur : l'ancien ministre de la Justice et actuel secrétaire du Peuple de la Liberté Angelino Alfano, qu'il a l'intention d'épauler lors de la campagne électorale de 2013, "mais à 77 ans, je ne peux plus faire le président du Conseil", a-t-il précisé.
En attendant la gauche devra trouver une personnalité capable de mener et de remporter une campagne contre Angelo Alfano. Ce qui n’est pas encore gagné.
Berlusconi a promis de se retirer de la politique en 2013 mais tiendra-t-il son engagement?
(ST)
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