L’ancien avocat liégeois dans l’affaire « Julie et Mélissa », Victor Hissel, a été condamné ce lundi matin par la Cour d'appel de Liège à une peine de 10 mois de prison avec sursis de 5 ans pour des faits de détention illégale d'images à caractère pédopornographique.
Contrairement au jugement rendu en premier degré, l’avocat de Hissel a obtenu cette fois une condamnation avec sursis.
Selon La Libre, Victor Hissel avait été identifié comme « visiteur » de sites internet présentant de nombreuses images à caractère pédopornographique à la suite de l'opération « Koala », une enquête qui a ses origines en Australie, suite à l'identification de Pascal Taveirne, un garçon boucher de Bruges.
Les enquêteurs avaient découvert tout un réseau au départ de transactions bancaires. Cette opération avait conduit à plus de 220 arrestations, le sauvetage de 166 enfants, et la saisie de 3.5 millions fichiers pédopornographiques. Les auteurs de ces documents pornographiques, sur lesquels figuraient de très jeunes enfants (photos et vidéos), recrutaient les victimes en payant leurs parents.
Victor Hissel consultait ces images destinées à allécher les clients, sans toutefois payer pour consulter les autres images de ces sites à vocation commerciale. Les faits se sont étalés sur une durée de 3 ans, entre 2005 et 2008.
Hissel ne contestait pas avoir visionné ces images mais il prétendait que les préventions ne pouvaient être retenues contre lui. La Cour a cependant estimé « qu'il y avait bien détention d'images pédopornographiques en considérant que l'écran d'un ordinateur est bien un support visuel et que, lorsque les images consultées se sont affichées, Victor Hissel pouvait décider de ce qu'il en faisait ».
A l’énoncé du prononcé, Victor Hissel a déclaré en sortie d’audience : "la sanction est sévère et elle me fait mal. Je répète que je regrette ces faits. La justice est prononcée. J'examinerai ce qu'il y a lieu de faire".
Pour rappel, à l’époque de l’éclatement de l’affaire, le fils de Hissel, Romain avait déclaré avoir découvert des revues pornographiques dans le bureau de son père alors qu’il n’avait que 7 ans, ce qui l’avait profondément marqué. Romain avait également parlé de « faits graves » qui s’étaient déroulés au sein de sa famille pendant son enfance qui l’avait amené à la conclusion suivante : « soit je le dénonçais à la police, soit je le tuais » ! A-t-il cru quand le poignardant, en avril 2009, il lui éviterait la prison ?
Le 4 mai 2011 le tribunal correctionnel de Liège a acquitté Romain Hissel pour démence passagère lors de sa tentative de parricide à l’encontre de Victor Hissel. Aujourd’hui, c’est au tour de son père de bénéficier d’un sursis.
Ci-dessous Romain Hissel (le fils) et le père emporté en urgence après avoir été poignardé par son fils. (AD)
Crédit images : Belga
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