Ce dimanche midi, dans l’émission « Mise au point » sur la RTBF, les journalistes Olivier Maroy et Thomas Gadisseux recevaient une belle brochette d’élus et autres figures de notre paysage politique, dont Guy Spitaels et Olivier Maingain, dont les déclarations incisives de ces derniers jours dans la presse ne sont pas passées inaperçues.
Maingain dégaine et n’y va pas de main morte ces derniers jours : le président du FDF parle de « massacre » et accuse les partis flamands de tricherie, en tentant de revendre les facilités linguistiques dans les communes de la périphérie de Bruxelles. Et de poursuivre : «la négociation est plus hypocrite depuis que la N-VA n'est plus à la table, (…) le CD&V veut les avantages du séparatisme sans tous les inconvénients ». Si Charles Michel (MR) privilégie la calme, ces déclarations en agacent plus d'un parti francophone au sein du mouvement réformateur. Et pourtant, il ne faudrait pas se tromper ni d’enjeux ni de débat, ce qui serait entièrement profitable à la partie « adverse ».
Un compromis sans se faire entuber
« Olivier Maingain et tout le FDF, ainsi que tout le MR veulent une solution qui soit équilibrée », a rappelé le vice-président de la formation. « C’est aussi le sens du message de Guy Spitaels. Les Flamands tiennent la Belgique en otage. (…) Les Flamands proposent moins que ce que les francophones de la périphérie ont comme droits. Ce sont des citoyens comme les autres, ce sont des citoyens qui ont fait confiance en la Belgique pendant des années. (…) Il ne faut pas qu'à l’issue de la négociation, ils soient les cocus de la Belgique ».
Une question de forme pour éviter le chaos
Mais, si sur le fond, Maingain a « ses » raisons, sur la forme, les autres partis dont l’ecolo Olivier Deleuze estiment que « la manière de le dire est inopportune et dangereuse ». Il apparaît donc judicieux que chaque formation politique se maîtrise et garde son calme tant sur le fond que sur la forme, autrement nous aurons des cocus des deux côtés de la frontière linguistique, et des « cocus magnifiques » qui se retrouveront dans de beaux draps en cas d’échec des négociations. Il ne nous reste plus qu'à prier que chacun y mette un soupçon d'intelligence afin que le chaos ne soit pas aux portes du pays, n'est-ce pas Guy? (AD)
En cas d’échec des négociations, il y aura des cocus des deux côtés de la frontière linguistique
WebAds_Mobile_3
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments