A partir d'un certain gabarit, les patients ne rentrent plus dans tous les équipements médicaux. Un hôpital bernois envoie donc ses patients souffrant d'un surpoids très important à l'hôpital vétérinaire pour certains examens.
Au dessus d'un indice de masse corporelle (IMC) de 55, il est difficile de mettre les patients sur la table d'examen, a indiqué le docteur Kurt Laederach à la télé locale TeleBärn vendredi. En outre, en ce qui concerne le tomographe à résonance magnétique par exemple, le tube de l'appareil est trop étroit, souligne le directeur du programme interdisciplinaire "adiposité".
Il existe certes des modèles de tomographes suffisamment grands pour que "même les personnes les plus grosses" puissent y être examinées. Mais l'acquisition d'un tel appareil coûterait plusieurs millions de francs. Dans le contexte actuel de réduction des coûts de la santé, cela paraît inopportun, poursuit M. Laederach. L'hôpital vétérinaire possède lui des équipements adéquats. "Si on informe bien les patients, ils font preuve de compréhension", assure-t-il.
L'obésité reste un souci jusque dans l'au-delà
Le problème grandissant du surpoids des Suisses touche aussi les crématoriums. Bâle envisage l’agrandissement de ses fours. "Nous sommes contraints de refuser des demandes d’incinération", déplore une employée de crématoire. L’installation n’est pas adaptée aux corps qui dépassent les 130 kg et les personnes sont «de plus en plus lourdes et larges». Plusieurs villes suisses envisagent donc la construction de nouveaux crématoriums avec des fours XXXXL. (AD)
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