Le nombre de mafieux en Belgique a presque doublé en trois ans selon le dernier rapport de la direction spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée de la police fédérale. Quelque 253 organisations criminelles sont actuellement surveillées par la police.
De 1.490 suspects appartenant à 200 organisations en 2010, on est passé, en 2011, à 2.083 suspects pour 222 organisations, avant d'atteindre en 2012 le nombre de 2.627 suspects pour un total de 253 organisations criminelles. Ce n'est pas tant le nombre de nouveaux dossiers traités par la direction spécialisée de la police fédérale qui a explosé mais plutôt celui des personnes qui font partie de ces "mafias", soulignent les quotidiens.
Domaines de prédilection
C'est dans le domaine de la drogue, de la cocaïne plus particulièrement, que ces mafias sont actives chez nous. Parmi les activités les plus fréquentes, on retrouve en tête, le blanchiment d'argent, avec 34% des dossiers traités en 2012. Suivent l'import et l'export de cocaïne (18%), la contrefaçon de documents (12%) et la fraude.
Profils et nationalités
La majorité des membres de ces organisations sont de nationalité belge, avec 38,3% des suspects. Suivent, dans le top 5, les Néerlandais (7,6%), les Roumains (5,7%), les Marocains (3,8%) et les Italiens (3,7%). Parmi les suspects identifiés, 40% sont de nationalité belge et 13% sont des femmes, une part en augmentation ces dernières années.
Dans chaque groupe, on dénombre en moyenne de 9 membres, généralement âgés de 30 à 39 ans, suivis par les 40-49 ans. L'âge moyen est de 39,5 ans, soit beaucoup plus que lorsqu'on regarde les criminels qui agissent seuls, où les jeunes dans la vingtaine sont majoritaires. Un mafieux sur 10 a plus de 60 ans.
Les Néerlandais sont spécialisés dans le trafic de cannabis, les bandes marocaines passent la drogue et sont actives dans les vols à la main armée, les roumaines dans la prostitution et les françaises s'occupent de carrousels à la TVA.
Les dossiers ouverts concernent le trafic de stupéfiants mais aussi le blanchiment d'argent, les escroqueries sur internet, les faillites frauduleuses, le recel, les vols, l'exploitation. Ces organisations sont surtout actives à Bruxelles et Anvers, suivies par Liège, Tongres, Charleroi, Turnhout et Hasselt.
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments