Etre flic et homo, en Belgique c’est possible ! Actua
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Etre flic et homo, en Belgique c’est possible !

Ces derniers mois, la police belge ne ménage pas ses efforts pour améliorer la diversité et la création d'une association de policiers LGBT devrait encore contribuer au renforcement de son image so friendly, peut-on lire sur Têtu.

Etre policier et vivre ouvertement son homosexualité, est-ce possible? En France, après l'affaire des policiers cannois ou de l'ambassade au Brésil, les faits connus semblent démontrer que ce n’est pas si simple. Le métier de policier concentre d’ailleurs autant de clichés que l’homosexualité elle-même. Le flic serait forcément macho, homophobe, misogyne. Mais qu’en est-il en réalité?

Promouvoir la diversité

Les forces de l'ordre ont donc réalisé une vaste enquête interne afin de traquer d'éventuels problèmes et de promouvoir la diversité. Les 50.000 agents de la police locale et de la police fédérale du pays ont en effet reçu un questionnaire. Anonymement, ils ont été invités à répondre à des questions comme : «Avez-vous déjà été confrontés, au travail, à des réactions négatives liées, selon vous, aux préférences sexuelles d’un collègue? Est-ce un problème pour vous de travailler avec des gays? Pensez-vous que les problèmes liés à la sexualité de vos collègues peuvent être discutés à votre hiérarchie?».

Grâce à ce questionnaire, la police espère objectivement identifier d'éventuels problèmes d’homophobie, le but de l’enquête étant de promouvoir au sein des forces de l’ordre belge une culture fondée sur le respect des différences, tant en interne qu'au bénéfice des citoyens.

Une association pour fédérer les policiers LGTB

Dans le prolongement de l’enquête réalisée, une association pour fédérer les policiers LGTB, Rainbow Cops Belgium sera officiellement créée la semaine prochaine. Un grand moment de bonheur pour Yannic Lecomte (photo), inspecteur de police à Liège et vice-président de l’association.
Sur l’ensemble des policiers interrogés, 400 y ont répondu, parmi lesquels une petite centaine de gays. «Leur témoignage démontrait que certains vivaient difficilement leur homosexualité, raconte Yannic Lecomte. « Outing, peur du coming out, difficultés relationnelles... Chacun vivait cela dans son coin. Il me semblait intéressant de fédérer tous ces gens», précise-t-il.

Ainsi, Olivier, policier à Charleroi, a rejoint l'association. «Je trouve le projet positif et utile, explique-t-il, même si personnellement je n’ai eu aucun problème à m’assumer au boulot. Mon ex-compagnon était également policier, tous mes collègues le savaient et je n’ai jamais ressenti d’homophobie». Olivier précise qu’il n’a pas non plus l’impression d’être le gay de service: «ça ne m’a jamais causé préjudice et cela ne m’a pas non plus bloqué dans ma carrière».

Objectif

Les policiers LGTB réclament le droit à l’indifférence. «Les policiers n’ont pas peur des homos, dit-il, mais ils ont peur des stéréotypes. Les folles, les trans, beaucoup ne comprennent pas. C’est là-dessus qu’il faut travailler». Pour l’instant, l’association n’est pas encore reconnue par sa hiérarchie car la nouvelle chef de corps ne prendra ses fonctions que dans quelques semaines. Mais Yannic Lecompte ne doute pas du bon accueil que le projet recevra. «Nous espérons pouvoir défiler à la gay pride, s’enthousiasme l’inspecteur. Avec dignité et respect de l’uniforme bien sûr, car si nous sommes fiers d’être gays, nous sommes surtout fiers d’être policiers!» (AD)

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