Le 18 mai dernier, Facebook entrait dans le monde de la Bourse. Oui mais voilà, cette entrée aura été un véritable fiasco et Marck Zuckerberg, le créateur du réseau social numéro un dans le monde, en est conscient, des erreurs ont été faites. Si les cours de la bourse restent très faibles, Facebook sombrera immanquablement.
Le patron du réseau social américain fait son mea culpa mais cristallise les critiques sur sa « Zuck Machine ». En mai dernier, le titre Facebook a perdu 24% de sa valeur en 12 jours pour passer sous la barre des 30 dollars. La valorisation de Facebook est ainsi passée de 104 milliards de dollars à 79 milliards de dollars. Et cet été au pire de sa cotation, l’action a chuté à 18 dollars.
Si pour la plupart des analystes financiers, Facebook a tout simplement été surévalué pour son entrée en bourse, ce constat n’est pas la seule cause du mal-être économique.
488 millions d'utilisateurs sur mobile à cibler
Selon les dernières données officielles au 31 mars 2012, Facebook compte 901 millions d’utilisateurs actifs mensuels, soit 56 millions de plus que le 31 décembre 2011. Parmi ces 901 millions d’utilisateurs actifs mensuels, 526 millions le sont quotidiennement (+43 millions). Mais, plus de la moitié des utilisateurs (488 millions) le sont sur téléphone mobile désormais, et 300 millions de photos sont publiées chaque jour sur la plateforme.
Toujours selon les derniers chiffres officiels, le chiffre d’affaires de Facebook a atteint 1,058 milliard de dollars au premier trimestre 2012, en hausse de 44,7 % en un an, mais en baisse de 6 % en trois mois, ceci malgré l’augmentation du nombre d’utilisateurs d’un trimestre sur l’autre. La faute à une baisse importante (7,6 %) des recettes publicitaires, la principale mamelle financière de Facebook.
Un modèle économique à reformater
Pour rebondir au plus vite, Marck Zuckerberg a donc annoncé vouloir intégrer de la publicité dans les applications mobiles de Facebook qui, à défaut de s'afficher dans les encarts à droite comme sur le web, seront intégrées dans les fils d'actualités des utilisateurs.
Mais selon les experts, la société californienne a encore besoin de faire évoluer son modèle économique pour, notamment, diversifier ses sources de revenus, à l’instar de la société Linkedin qui tire ses revenus non seulement de la publicité mais aussi de ses services de recrutement et de son abonnement premium payant.
Car si les cours de la Bourse restent très faibles, Facebook finira par sombrer. Une nouvelle positive majeure doit impérativement d’une manière ou d’une autre être dégagée. (AD)
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