Le Conseil européen reproche à la Belgique d'avoir mis en oeuvre une seule recommandation sur 15 en la matière. Et encore, "de manière satisfaisante". Pas de quoi pavoiser. Le gouvernement répond qu'étant en affaires courantes il n'a pas toute latitude pour opérer en la matière.
Le Conseil européen, à travers le Greco - Groupe d'Etats contre la Corruption - accuse la Belgique d'un certain laxisme dans la lutte contre la corruption et le manque de transparence dans le financement des partis politiques.
Sur les quinze recommandations que le groupe avait faites à la Belgique, seule une seule a été entièrement mise en oeuvre - et encore, "de manière satisfaisante". Cette mesure concerne le financement des partis politiques.
Quatre autres mesures ont été partiellement exécutées : ces dernières sont relatives à la corruption telle que définie dans la Convention pénale contre la corruption que notre pays a pourtant ratifiée.
Le gouvernement belge se défend : étant en affaires courantes, il lui est tout simplement interdit de prendre certaines initiatives en la matière. Ce sera au nouveau gouvernement élu à la rentrée de prendre le relai.
Mais le Greco trouve l'excuse faible et le travail effectué par la commission belge trop insuffisant. Le chef de la délégation belge devra donc remettre, au plus tard fin novembre 2011, un rapport intermédiaire prouvant que des actions ont été entreprises dans ces deux domaines : financement des partis et lutte contre la corruption.
Le Greco, créé en 1999 par le Conseil de l'Europe, doit veiller au respect des normes européennes, mais n'a pas vocation à dresser des listes noires. (MB).
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