Ainsi s'exprime Arnold Gundersen, ancien président d'un groupe de producteurs d'énergie nucléaire. Pour lui, pas de doute : le gouvernement japonais et Tepco mentent aux Japonais depuis le début. Gundersen, lui, décrit une situation apocalyptique...
Arnold Gundersen, c'est 39 ans d'expérience à la tête d'un groupe de 70 usines nucléaires aux Etats-Unis. Et pour lui, il ne fait aucun doute que le gouvernement japonais et Tepco minimisent la catastrophe depuis le début.
Selon l'expert américain, on assiste à "la pire catastrophe industrielle de l'histoire de l'humanité". Rien que ça. Il apporte évidemment une solide argumentation à l'appui de sa déclaration : "Fukushima a trois réacteurs et 4 noyaux à nu", affirme-t-il. "Ils doivent être refroidis de toute urgence, et il n'y a aucun moyen de les refroidir efficacement.
Quand on lui rétorque que Tepco a aspergé les réacteurs d'eau, il répond froidement que cela n'a fait qu'empirer la situation : l'eau s'est transformée en vapeur et a transporté les radiations dans l'air. Et des centaines de milliers de tonnes d'eau de mer sont désormais polluées. Que l'industrie japonaise n'a pas les moyens de traiter. Selon lui, la catastrophe de Fukushima a généré - et génère toujours - 20 fois plus de radiations que Tchernobyl !
35 % de cancers en plus chez les enfants
Selon d'autres experts, une zone de 966 kilomètres carrés - soit 17 fois la taille de Manhattan - est désormais inhabitable.
Janette Sherman, un médecin américain et son collègue, l'épidemiologiste Joseph Mangano ont publié un essai qui montre que le taux de cancer chez les enfants à augmenté de 35 % dans la région de Fukushima, dans les jours qui ont suivi la catastrophe. Pour eux, il n'y a aucun doute : ce sont les radiations émises par la centrale qui sont à l'origine de cette hausse inouïe...
Arnold Gurdensen a refait les calculs de radiations émises les premiers jours. Il a trouvé des résultats 2;3 fois supérieurs à ce qu'avaient annoncé les experts japonais...
On retrouve aussi des particules radioactives partout au Japon, y compris à Tokyo. Celles-ci sont cancérigènes et ne peuvent être détectées par un compteur Geiger. Elles s'accumulent dans les poumons et dans les filtres à air des voitures. Les filtres à air de la plupart des voitures du Japon sont sans doute de redoutables vecteurs de cancers à l'heure qu'il est.
Il semble que le gouvernement japonais ait quelque peu sous-estimé le danger réel. Ou bien, il a menti très consciemment à sa population... (MB).
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments