Inutile de chercher le Soir ou la DH sur Google : ils n'y sont plus. Le géant de la recherche en ligne a décidé de boycotter les journaux francophones qui l'avaient attaqué au tribunal. S'il ne peut plus publier leurs articles en ligne, il ne voit pas pourquoi il devrait continuer à les indexer. Histoire d'un bras de fer.
Les relations de la presse avec Google sont souvent houleuses. En cause : le droit d'auteur. Les journaux sont propriétaires des articles qu'ils publient et pour pouvoir les republier, il faut leur autorisation et leur payer une "commission" : le droit d'auteur.
Mais voilà : Google, lui, publie sur son application Google News des articles de presse qu'il "capture" un peu partout sans en avoir demandé l'autorisation et surtout, sans payer un centime aux propriétaires.
La presse francophone - affiliée à un groupe appelé Copiepresse - a réagi en déposant plainte devant un tribunal qui, le 5 mai dernier, a donné raison aux entreprises de presse contre le moteur de recherche.
Celui-ci a donc décidé de boycotter les journaux du groupe : vous ne trouverez donc plus Le Soir ou la Dernière Heure sur les pages Google. Il ne les indexe plus. C'est comme si elles n'avaient jamais existé !
Google justifie sa décision de la manière suivante. "Nous avons supprimé de notre système d’indexation les contenus des éditeurs adhérant à Copiepresse. Nous regrettons de devoir le faire, et nous restons ouverts à travailler à une collaboration avec les éditeurs membres de Copiepresse dans le futur".
C'est le combat de David contre Goliath. La presse francophone est étonnée, déçue et espère toujours parvenir à un accord. Mais qui a besoin de qui, dans cette affaire ? (MB).
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