Saisie record de faux euros dans le Hainaut. La police judiciaire de Mons a démantelé un réseau de producteurs de fausses pièces d’un euro et de cinquante centimes. Cinq personnes italo-belges, âgées de 40 à 50 ans et connues des milieux judiciaires, ont été placées sous mandat arrêt. La mafia italienne de Naples et des Pouilles semble être mêmée à l’affaire.
L’ enquête avait démarré en octobre 2010 pour aboutir ces lundi et mardi à des perquisitions menées dans deux hangars qui ont permis de mettre la main sur des disques blancs et des couronnes jaunes à assembler, sur des pièces déjà assemblées à frapper de l’effigie de l’euro allemand notamment.
Les enquêteurs ont aussi trouvé des pièces déjà frappées pour un montant total de 25.000 euros et les matrices des pièces, ainsi que des machines à presser les pièces. L’office central de la répression du faux monnayage et la section Criminalité organisée de la PJF de Mons ont pris par aux perquisitions.
Selon Belga, ce coup de filet magistral est une première en Belgique. D’après les autorités judiciaires, la Belgique est très touchée par le faux monnayage, et surtout la région de Mons. Certains Italiens de cette région entretiennent encore des liens avec la diaspora napolitaine. Ces dernières années, les enquêteurs auraient également démantelé une filière Bulgare toute aussi « performante ».
Un marché juteux et rentable dans la mesure où fabriquer une pièce reviendrait à 20 centimes. Les auteurs risquent, pour leur petite affaire, des peines de prison allant jusqu’à 20 ans. La contrefaçon de l’euro en provenance de l’Espagne, de l’Italie est des Balkans est en perpétuelle croissance. Ci-dessous l’évolution du nombre de contrefaçons saisies entre 2004 et 2009. (AD)
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