La journée de Michelle Martin, hier. Alors que tous attendaient la conférence de presse du procureur général Claude Michaux, la détenue n'a montré aucune émotion, a travaillé comme d'habitude et n'a pas osé faire sa valise. Récit d'une journée "ordinaire" de Michel Martin.
Alors que la conférence de presse du procureur général de Mons, Claude Michaux, était attendue avec fébrilité, afin de savoir si le parquet s'opposerait à sa libération, Michelle Martin a vaqué à ses occupations comme d'habitude.
La détenue n'a montré aucune émotion pendant cette journée. Elle n'a pas non plus osé faire ses valises. Elle se doutait, de toute façon que, quel que soit le verdict, elle ne serait pas libérée le jour-même...
Récit d'une journée ordinaire
Dans et autour de la prison de Berkendael, c'est l'agitation. Michelle Martin sera-t-elle libérée ? Pour les détenues comme pour les journalistes ou les citoyens, rivés aux médias, c'est l'attente de la conférence de presse de 16 heures qui occupe tous les esprits.
Tous, sauf Michelle Martin, apparemment. La détenue ne change rien à sa routine.
A huit heures, elle est à son poste de travail. A la "régie", l'endroit de la prison où les détenues confectionnent des cahiers pour les écoles ou mettent du courrier sous pli pour les campagnes de pub.
A midi, elle prend sa pause comme les autres et reprend ensuite son travail jusque 15 heures.
Et pendant l'heure qui a précédé la conférence de presse tant attendue, elle a montré un visage détendu, selon la DH.
Elle n'a pas fait ses valises. Elle ne veut sans doute pas se précipiter sans certitude. Elle sait qu'elle ne sortira pas ce soir, que le parquet s'oppose à sa sortie où non.
En fin de journée, elle aurait reçu la visite de deux de ses enfants. Rien d'inhabituel, en apparence. Récit d'une journée "ordinaire". (MB/Photos AR).
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