Hip Hop, gays et lesbiennes, la fin de la guerre Actua
Hip Hop, gays et lesbiennes, la fin de la guerre
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Hip Hop, gays et lesbiennes, la fin de la guerre

Si on parle homophobie et musique, les premiers mots qui viennent à l'esprit sont "hip hop" !  Et pourtant, les rappers sont loin d'être les seuls à ignorer ou à insulter les homos ou les lesbiennes.  Et il semble que les choses bougent de ce côté-là.

Nike Ta Mère - le groupe, NTM -  ou  le rappeur français Krys ne passent pas forcément pour des défenseurs des droits des homos, des gays, des lesbiennes ou des transsexuels.  

Nike Ta Mère appelait les tenants du nucléaire "des pédés (qui) font sauter des bombes dans les océans" tandis que Krys, lui, en appelait à rien moins que "Brûlez tous les bisexuels, les transexuels et les travestis / De cette mission là je m'investis".  Et nous ne parlerons même pas de Sexion d'Assaut et ses multiples appels au meurtre d'homos (photo).

Tout ceci appartient-il au passé ?  Et les rappeurs ont-ils le monopole de la violence anti-gay ?

Ce n'est pas l'avis de Tim Stüggen, activiste allemand, performer drag et écrivain.  Pour lui, l'homophobie a commencé avec le rock blanc.  Non pas en accusant ou en insultant les homos, mais en les ignorant, tout simplement.  La star du rock est un homme blanc, farouchement hétérosexuel, entouré de créatures féminines voluptueuses et accumulant les conquêtes.

Quant à l'homophobie du rap, Olivier Cachin, spécialiste du mouvement hip hop en France rappelle qu'il s'agit d'une musique identitaire : "Il faut en rajouter pour montrer qu’on existe, qu’on est le meilleur, qu’on a ce qu’il y a de mieux : un mec avec de l’argent et la virilité."

Le salut viendra-t-il de l'Amérique ?

Aux Etats-Unis,  le rappeur Mister Cee vient de se faire arrêter pour "fellation sur la voie publique".  Au grand dam de ses admirateurs, la personne qui assurait cette "prestation" n'était pas une femme mais un travesti.  Mister Cee a été obligé de faire son coming out.  D'autres ont suivi.  Son ami 50 Cent est venu le défendre.  Eminem, lui, s'est prononcé en faveur du mariage gay.

L'homophobie ne disparaitra sans doute pas du jour au lendemain de la planète hip hop, mais les choses changent et les blackettes somptueuses toutes en cuisses et en seins qui décorent les pochettes de rap seront peut-être supplantées demain par des clichés de travestis en bas-résilles... (MB).

A lire aussi :  

Des lesbiennes systématiquement violées en Afrique du Sud :
http://fr.clint.be/actua/buitenland/des-lesbiennes-systematiquement-violees-en-afrique-du-sud 

Homophobie : à quand le printemps des lesbiennes : 
http://fr.clint.be/entertainment/lifestyle/homophobie-%C3%A0-quand-le-printemps-des-lesbiennes 

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