IKEA donne des cadeaux à la police pour des infos Actua
IKEA donne des cadeaux à la police pour des infos
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IKEA donne des cadeaux à la police pour des infos

Nouveau rebondissement dans l'affaire d'espionnage touchant Ikea France. Un magasin du groupe distribuait des bons d'achat à certains policiers locaux pour obtenir des informations sur ses salariés. Un ancien gendarme recruté par le magasin aurait servi d’intermédiaire. Ces pratiques n'ont pas été contestées par l’ancien directeur.
Un magasin Ikea de Gonesse, en banlieue parisienne, aurait offert des bons d’achat aux policiers locaux en échange d’informations sur certains de ses salariés, affirme Médiapart cité par Libération.fr.

Ces pratiques auraient été courantes en 2002, puisque Médiapart évoque une dizaine de bons d’achat de 100 euros chacun. Si l’ancien directeur du magasin a reconnu ces pratiques, il a précisé qu’il était courant de donner des bons d’achat aussi à des associations locales ou des clubs de football. Le problème, c'est que la direction aurait récupéré, en parallèle, des informations confidentielles auprès de ces policiers. Toujours selon le site d'information, Laurent Leroy, un ancien gendarme recruté pour lutter contre des fraudes au sein de ce magasin, rapportait à sa hiérarchie l'évolution des enquêtes menées sur les employés.

Ces révélations interviennent alors que la filiale française du groupe suédois est sous le coup d'une enquête préliminaire, ouverte le 1er mars, sur des pratiques d'espionnages présumé de ses employés et de ses clients, suite à la plainte d'un syndicat. L'affaire avait été dévoilée par le Canard Enchaîné, qui avait publié des échanges de courriels entre le responsable risque d'Ikea et des enquêteurs privés.
Ces e-mails laissent penser que ce dirigeant pouvait accéder, moyennant 80 euros par demande, au fichier de police Stic, qui recense des millions de noms de personnes impliquées dans des affaires judiciaires, que ce soit des suspects, des victimes, et même de simples témoins.

Fin mars, l'Expansion avait mis à jour d'autres pratiques douteuses. Ikea aurait fait appel à une société d'intelligence économique pour infiltrer également, entre juillet 2010 et juin 2011, des salariés du magasin de Franconville, dans le Val d'Oise.

Nous travaillons avec honnêteté et transparence

La filiale française du géant suédois du meuble a fait savoir il y a quelques jours qu'elle se "dissociait totalement" des agissements incriminés. Et de préciser dans un communiqué: « Les règles déontologiques de l'entreprise sont claires. Nous travaillons avec honnêteté et transparence, quel que soit le pays où nous exerçons nos activités ».

« Le respect de la vie privée des personnes compte parmi les valeurs les plus fortes du groupe et nous désapprouvons vigoureusement toute pratique portant atteinte à cette valeur », ajoutait le numéro un mondial des meubles en kit. Affaire à suivre (AD)

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