Il se fait couper les couilles pour casser sa libido Actua
Il se fait couper les couilles pour casser sa libido
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Il se fait couper les couilles pour casser sa libido

En Suisse, un homme fait le choix d’une intervention chirurgicale définitive pour mettre fin à des «bouffées de libido». Il revient aujourd’hui dans l’actualité avec l’affaire DSK.

Avec un casier judiciaire vide et une vie de famille rangée, Henri Monod ne présente pas le profil attendu d'un candidat à la castration physique, pourant, il y a 5 ans, ce Suisse âgé aujourd’hui de 63 ans a fait le choix de cette intervention chirurgicale définitive à l’âge de 58 ans pour mettre fin à des «bouffées de libido».

Cette intervention est « tolérée » en Suisse mais interdite en France et en Belgique où le Code Civil précise « qu'il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité thérapeutique pour la personne ».

La castration chimique, qui fait débat à cause des préoccupations liées aux droits de l’homme, existe cependant pour les troubles de l'identité sexuelle (délinquants sexuels, etc). Toutefois, elle n’est pas expressément prévue dans les textes et il appartiendra au Juge d’évaluer chaque cas particulier en proposant tout d’abord d’autres solutions alternatives. La castration chimique ne se fait seulement que si l’intéressé est volontaire à cette solution et elle doit toujours être accompagnée d’un suivi psychologique. On constate dans la pratique que les centres qui assurent le suivi thérapeutique des délinquants sexuels afin d'éviter la récidive, ont révélé que le pourcentage de récidives qui suivaient un traitement hormonal était très faible.

Henri Monod défend pour sa part le recours volontaire à cette opération qui lui a permis, selon ses propres termes, de redevenir «maître de son destin» et de « retrouver toute sa sérénité ». Et de poursuivre : « depuis l'adolescence, j'avais l'impression que l'on m'injectait de la testostérone dans le cerveau, J'avais des envies qui pouvaient me tomber dessus n'importe quand, au milieu de réunions, en voiture. Je n’ai aujourd’hui aucun regret».

Avec l’accord de sa femme, Henri s’est donc soulagé d’un « poids ». il n’a plus de vie sexuelle mais peut dédier toute ses pensées à des projets positifs et constructifs en toute quiétude sans avoir l’esprit empoisonné par une permanence d’obsessions sexuelles. Une position qui mérite d’être claire et qui rouvre le débat de la castration chimique volontaire dans nos pays européens en ce période de déballage médiatico-sexuel. (AD)

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